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L'opposant russe Alexeï Navalny présente "des traces d'empoisonnement"

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Principal opposant au Kremlin, l'homme de 44 ans est dans le coma après avoir fait un malaise jeudi à bord d'un avion.

L'opposant russe Alexeï Navalny, hospitalisé dans le coma à Berlin, présente des "traces d'empoisonnement", a annoncé lundi l'hôpital berlinois de la Charité où il a été admis ce week-end après son transfert de Sibérie.

"Les résultats cliniques indiquent une intoxication par une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase", a-t-il indiqué dans un communiqué. Le poison spécifique "n'a pas encore été identifié et une nouvelle analyse de grande envergure a été lancée", prévient-il.

"L'issue de la maladie reste incertaine" et des séquelles à long terme, "en particulier dans le domaine du système nerveux, ne peuvent être exclues à ce stade", ajoute l'établissement berlinois, un des plus réputés au monde. 

Le gouvernement d'Angela Merkel avait jugé plus tôt dans la journée, sans attendre les résultats des examens médicaux à Berlin, "assez probable" que l'opposant russe Alexeï Navalny, hospitalisé depuis le week-end dans un hôpital de la capitale allemande, ait été victime d'une "attaque au poison".

Plusieurs cas précédents

Principal opposant au Kremlin, dont les publications dénonçant la corruption des élites russes sont abondamment partagées sur les réseaux sociaux, Alexeï Navalny, 44 ans, a été transféré samedi de Sibérie à Berlin. Il est dans le coma après avoir fait un malaise jeudi à bord d'un avion. 

Deux cas d'empoisonnement très médiatisés d'ex-agents secrets russes ont notamment eu lieu au Royaume-Uni en 2018 et 2006. Et Alexeï Navalny a déjà été victime d'attaques physiques. En 2017, il avait par exemple été aspergé d'un produit antiseptique dans les yeux à la sortie de son bureau à Moscou.

En juillet 2019, tandis qu'il purgeait une courte peine de prison, il avait été traité à l'hôpital après avoir soudainement souffert d'abcès sur le haut du corps, dénonçant une tentative d'empoisonnement alors que les autorités évoquaient une "réaction allergique".

La rédaction de RMC (avec AFP)