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Nicolas Sarkozy se défend: a-t-il été convaincant? Ça fait débat sur RMC

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Mis en examen dans l'enquête sur les soupçons de financements libyens après deux jours de garde à vue, Nicolas Sarkozy a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés et s'en est expliqué au 20h de TF1 jeudi soir. A-t-il été convaincant?

Nicolas Sarkozy a riposté ce jeudi soir sur RMC. Une contre-attaque médiatique préparée toute la journée avec son avocat et son attachée de presse et délivrée sur le plateau de TF1 avec la fougue qu'on lui connait. Nicolas Sarkozy indigné, touché dans son honneur, calomnié... Il met en avant son statut d'ancien chef d'Etat face à ses accusateurs, "la bande Khadafi, qui est une bande d'assassins"

Selon Jacky Isabello spécialiste en communication politique, la stratégie est claire: passer du statut de fautif à celui de victime aux yeux du public: "Ill a sorti l'arme de destruction massive, il est venu au journal de 20h pour toucher plusieurs millions de personnes. Il fallait qu'il réoriente, hier il était le vilain, aujourd'hui, il est la victime. Il va diffuser plusieurs séquences pendant les prochains jours".

"Le premier diffuseur de fake news de notre pays"

Tout au long de l'interview, l'ancien président a attaqué le journal Mediapart. Mediapart qui avait publié en avril 2012 le premier document accréditant la thèse d'un financement libyen... Un faux, selon Nicolas Sarkozy, qui s'estime victime d'un complot. Edwy Plenel s'en est défendu après l'interview: "Comment essaie-t-il de s'en sortir? En prenant un journal indépendant comme bouc émissaire et en racontant n'importe quoi. En devenant le premier diffuseur de fake news de notre pays. Par exemple en affirmant que le document libyen révélé par Mediapart serait un faux et que la justice l'aurait dit. C'est l'inverse, la justice a dit que ce document était vrai".

Sur la véracité de ce document, la justice a donné tort à deux reprises à Nicolas Sarkozy mais l'ancien président s'est pourvu en cassation donc l'affaire est toujours juridiquement en cours.

Victor Joanin (avec P.B.)