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Pourquoi les Etats-Unis songent à boycotter les JO d’hiver de Pékin en 2022

LOUIS VA PLUS LOIN - Les tensions entre les USA et la Chine restent très élevées et pourraient jusqu'à un boycott des JO.

Les JO de Pékin débutent dans moins d’un an, en février 2022. Et le porte-parole du département d’Etat américain, l’équivalent du ministère des Affaires étrangères, a dit hier vouloir lancer une consultation avec les alliés des Etats-Unis pour boycotter l’événement. En cause, bien sûr, les droits de l’Homme en Chine, mais aussi les tensions, nombreuses, entre les deux pays.

Des tensions que l’arrivée au pouvoir de Joe Biden n’a pas calmé

Pour s’en convaincre, il y a quinze jours au Congrès, l’homme fort de la diplomatie américaine et bras droit du Président, Anthony Blinken disait que "les actes et l’attitude de Pékin représentent une menace pour la sécurité, la prospérité, les valeurs des Etats-Unis".

Mieux, selon lui, la compétition entre les deux puissances est "le plus grand défi géopolitique du 21ème siècle". Et en effet, les sujets de discorde sont légion : accusations d’espionnage réciproque, conquête spatiale, gestion de l’épidémie, statuts de Hong Kong et de Taiwan, répression des opposants et des minorités.

Il y a aussi l’économie, les Etats-Unis accusent la Chine de pratiques commerciales déloyales et prennent régulièrement des sanctions. On dit que la politique est la continuation de la guerre par d’autres moyens, et bien là, le boycott serait la continuation de ce duel par un autre moyen.

Les Etats-Unis ont déjà renoncé à participer à des Jeux Olympiques… 

Le contexte n’était pas le même évidemment, mais c’était déjà pour défier une puissance concurrente, et déjà contre un Etat dirigé par le parti communiste. En 1980, le président Jimmy Carter prend la décision de ne pas envoyer ses athlètes à Moscou pour les JO d’été. Conséquence de l’offensive conduite par l’URSS en Afghanistan quelques mois plus tôt.

Les Etats-Unis avaient été suivis notamment par le Japon, l’Allemagne de l’Ouest ou l’Argentine. Quatre ans plus tard, en représailles, la délégation soviétique ne s’était pas rendue aux Jeux de Los Angeles.

Louis Amar (avec J.A.)