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Procès de Mehdi Nemmouche: "On attend qu'il explique ce qu'il a fait"

Le procès du Français Mehdi Nemmouche, accusé d’avoir assassiné quatre personnes au Musée juif de Bruxelles en mai 2014, s’est ouvert ce jeudi devant la cour d’assises de la capitale belge.

Le procès du jihadiste français Mehdi Nemmouche s'est ouvert ce jeudi à Bruxelles. Jugé pour "assassinat terroriste" avec un complice présumé, Nacer Bendrer, également français, le jihadiste, depuis peu de retour de Syrie au moment des faits, encourt la réclusion à perpétuité.

La journée de jeudi a presque essentiellement été consacrée à la lecture de l'acte d'accusation qui étaye les faits reprochés à Mehdi Nemmouche.

Mehdi Nemmouche n’a pratiquement pas parlé, si ce n’est pour décliner son identité. Encadré par trois policiers cagoulés, il est resté très attentif à l’ensemble des interventions, tout particulièrement lorsque le procureur a lu l’acte d’accusation. Près de 200 pages pour résumer 4 ans d’instruction.

Le magistrat est revenu sur les 82 secondes d’horreur de la tuerie du musée juif, ses 4 victimes. Il a décrit le tireur qui est passé devant les corps sans les regarder. Dans le box, Mehdi Nemmouche n’a pas réagi, à l’exception de quelques mots et sourires échangés avec ses avocats au cours de l’audience, le principal accusé est resté imperturbable.

Le procès doit durer jusqu'au 1er mars

Aucun proche des victimes n’était présent dans la salle. Ils ne souhaitent pas être confrontés au tueur. Christian Dalne représente la mère de Alexandre Strens assassiné pendant la tuerie du musée de Bruxelles. Sa cliente n'a pas tenu à assister à l'audience pour ne pas être confrontée à Mehdi Nemmouche:

"Lorsqu'elle voit son image à la télévision, elle fait des crises d'angoisse, donc si elle doit être confrontée directement à lui, ça poserait un sérieux problème. Elle n'a pas envie d'être mise en présence d'une 'bête sauvage'. Ce qu'elle attend, c'est qu'il explique ce qu'il a fait, qu'il avoue, qu'il explique qui sont ses complices, les commanditaires. On attend ses déclarations la semaine prochaine".

Ce procès sous haute surveillance policière, au cours duquel plus d'une centaine de témoins seront entendus, doit durer jusqu'au 1er mars.

Marion Dubreuil avec Paulina Benavente