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Sécurité: des portiques sur tous les accès aux trains? "En période de vacances, ça sera l'émeute"

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Anis Amri, l'auteur présumé de l'attentat à Berlin a rejoint l'Italie en passant par la France ce jeudi, notamment en train. Un itinéraire qui pose question alors que l'homme était sous le coup d'un mandat d'arrêt international depuis mardi. Faut-il donc davantage de contrôles aux frontières et dans les trains?

Après l'attentat lundi soir, une question : comment Anis Amri a-t-il pu effectuer un périple de plus de 1.500 kilomètres à travers l'Europe, traversant au moins deux frontières, alors qu'il était visé par un mandat d'arrêt européen depuis mardi soir ?

Selon nos informations, l'homme est passé par la gare de Lyon jeudi, avant de prendre un train pour Turin, via Chambéry et un autre pour Milan, où il a été abattu.

"Une réflexion à avoir sur l'échange d'informations entre les pays"

Pour Jean Bevalet, spécialiste des risques sécuritaires et terroristes, le renforcement des frontières n'a rien d'une assurance tout risque: "La frontière ce n'est pas la panacée, c'est une première base de contrôle, mais ça ne contrôle que les axes majeurs. Je pense que s'il y a une vraie réflexion à avoir, c'est sur l'échange d'informations entre les pays parce que ces dernières semaines, voire ces derniers mois, on s'est aperçu que tout ne se communiquait pas forcément très bien".

Alors faut-il revoir le fonctionnement des gares? René Georges Querry, ancien chef de l'unité de coordination de lutte antiterroriste, estime que ce ne serait pas réalisable: "On circule dans les gares librement mais si vous voulez un contrôle aseptisé à 100%, on met des portiques sur tous les accès aux trains, mais je peux vous dire qu'en temps normal ça va être une catastrophe, en période de vacances ça sera une émeute, ça ne sera accepté par personne".

P.B. avec Cécile Costes