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"Toujours 60 personnes disparues à Beyrouth": comment les 55 membres de la sécurité civile viennent en aide aux secours sur place

Le lendemain de l'explosion qui a eu lieu à Beyrouth le 4 août dernier, la France a envoyé 55 membres de la sécurité civile pour aider les équipes de secouristes sur place.

Plus de 60 personnes sont toujours portées disparues à Beyrouth, quatre jours après l'explosion au port qui a dévasté la capitale et tué plus de 150 personnes, a indiqué samedi un responsable du ministère libanais de la Santé.

"Nous avons 60 personnes toujours portées disparues"

"Le nombre de morts s'élève à 154, dont 25 qui n'ont pas encore été identifiés", a affirmé ce responsable. "En outre, nous avons 60 personnes toujours portées disparues", a-t-il précisé à l'AFP

Le nombre de blessés est lui chiffré à plus de 5000. Les recherches se poursuivent donc activement pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres.

Et pour aider les secours sur place, trois avions militaires français, transportant plusieurs tonnes de matériel et un poste sanitaire mobile ont été envoyés sur place mercredi . Une vingtaine de membres de la sécurité civile travaille sans relâche sur le port, là où a eu lieu l’explosion.

"Retrouver des structures qui se trouvaient sous les silos"

"Il y a eu un corps qui a été retrouvé ici. Il a été dégagé après 3,4 heures de travail" explique le colonel Vincent Tissier. Ce dernier dirige les équipes françaises sur place. Les recherches sont complexes, le sol est déstructuré. Une course contre la montre est lancée pour trouver des survivants, 4 jours après le drame.

"Ce qu’on essaye de faire c’est, sous les tonnes de décombres, retrouver des structures notamment des locaux techniques qui se trouvaient sous les silos qui pourraient avoir été juste ensevelis".

"Le danger est d’avoir des bâtiments fragilisés dû à la déflagration"

À quelques kilomètres de là, dans les rues de Beyrouth, le caporale chef Vincent et ses équipes tentent d’éviter les sur-accidents.

"Maintenant, le danger est d’avoir des bâtiments fragilisés dû à la déflagration. Étant donné la hauteur des bâtiments, le danger est vraiment réel. Nous, on a quand même des moyens assez limités sur place. On a une équipe à qui ont fait remonter toutes les infos et, eux, vont faire intervenir les gens compétents pour réaliser ce travail".

En tout, 55 membres de la sécurité civile française travaillent d’arrache-pied dans la capitale dévastée.

Bettina de Guglielmo à Beyrouth (avec AFP et Maxime Trouleau)