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Trump dit qu'il va gagner sauf si on lui "vole" l'élection: mais que veut-il dire sur les votes "légaux" et "illégaux"?

Le président semble de plus en plus isolé au sein de son parti républicain, alors que le décompte des votes se poursuivait jeudi dans plusieurs Etats.

Donald Trump a répété jeudi qu'il allait gagner l'élection présidentielle américaine, que les démocrates essaient de lui "voler", a-t-il de nouveau accusé, sans aucun élément concret à l'appui.

"Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de nous voler l'élection", a dit le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, après s'être déjà déclaré vainqueur dans la nuit de mardi à mercredi.

Mais cette musique qu'on entend depuis la fin de l'élection: qu'est-ce que ça veut dire? Ce que Donald Trump appelle les "bulletins illégaux", ce sont notamment les bulletins de vote par correspondance, les bulletins envoyés par courrier, avant le jour de l’élection. Ce sont ceux-là qu'on dépouille à la fin... et ils sont plutôt favorables à Joe Biden.

Ce qui s'est passé, et c'était attendu, c'est que dans les Etats-clés comme la Géorgie ou la Pennsylvanie, Donald Trump était effectivement en tête au soir de l'élection, car ses électeurs à lui, se sont massivement déplacés pour voter mardi, et on très peu voté par correspondance. Les électeurs de Joe Biden, en revanche, ont davantage respectés les consignes sanitaires, et ont donc plutôt voté par courrier pour éviter de se déplacer. 

Et donc à mesure que l'on dépouille les votes, l'avance de Donald Trump se réduit donc. Pourtant, aucun élément n'est fondé, aucune preuve de fraude n'a a été apporté: les déclarations de Donald Trump ont ainsi été interrompues par plusieurs chaînes de télévision en direct, parlant de désinformation.

Et Trump de conclure: "Nous ne pouvons permettre à personne de museler nos électeurs et de fabriquer les résultats", a-t-il encore dit. "J'ai le sentiment que la justice devra trancher en fin de compte".

Marie Régnier et Xavier Allain