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Ukraine: la France veut "rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie", dit Borne

La Première ministre Elisabeth Borne a pris la parole à l'Assemblée nationale, ce 3 octobre 2022, lors d'un débat sur l'Ukraine.

La Première ministre Elisabeth Borne a pris la parole à l'Assemblée nationale, ce 3 octobre 2022, lors d'un débat sur l'Ukraine. - BFMTV

La France veut "rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie", a déclaré Élisabeth Borne, ce lundi 3 octobre 2022, en ouvrant un débat sur la guerre en Ukraine à l'Assemblée nationale. Elle a aussi ajouté qu'une aide allait être versée aux Français qui accueillent des Ukrainiens chez eux.

"Notre objectif est le même depuis le début: rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie, frapper durement son économie, pour l'empêcher de financer son offensive", a affirmé Élisabeth Borne, ce lundi 3 octobre 2022, ouvrant un débat sur la guerre en Ukraine à l'Assemblée nationale.

"C'est la Russie qui a lancé cette guerre. C'est elle qui nous pousse à agir", a-t-elle rappelé.

Chute de 6% du PIB de la Russie

"Les sanctions continueront tant que Poutine s'évertuera dans la spirale du conflit et de la confrontation. Abandonner les sanctions, ce serait abandonner l'Ukraine. Ça serait renoncer à nos valeurs. Ça serait nous soumettre à la Russie. La France, le patriotisme, ça n'est pas l'abandon, ça n'est pas le renoncement et ça n'est pas la soumission", a ajouté Élisabeth Borne.

Elle s'adressait indirectement aux députés d'extrême droite du Rassemblement national, accusé de proximité avec Moscou et opposé aux sanctions économiques contre la Russie.

"Et ces sanctions, n'en déplaise à ceux qui masquent leur fascination pour l'impérialisme russe par un prétendu patriotisme : elles fonctionnent", a-t-elle affirmé. D'après la première ministre, le PIB de la Russie a chuté de 6% cette année et l'inflation a explosé.

Une aide pour les Français qui accueillent des Ukrainiens

En matière d'aide humanitaire à l'Ukraine, la cheffe du gouvernement a annoncé "la mise en place, à partir de fin novembre, d'une aide pour les Français qui "accueillent des déplacés ukrainiens chez eux".

Le préfet Joseph Zimet, qui pilote Place Beauvau la cellule interministérielle de crise sur l'accueil des Ukrainiens, avait indiqué dans un entretien au Monde que cette aide était à l'étude et devait s'élever "de 150 à 200 euros pendant quelques mois", afin d'"éviter que cet accueil ne s'effondre".

AB avec AFP