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Islamisme radical: "Ils inventent une idéologie pour disloquer le pays" selon Rachida Dati

Dans "Apolline Matin" ce lundi sur RMC et RMC Story, Rachida Dati a dénoncé l’islamisme radical, qui vise à "disloquer le pays". Et l’ancienne Garde des Sceaux a appelé à "tout revoir".

Des poupées sans visage en vente à Roubaix. L’image a choqué. Après le reportage de M6 dimanche soir sur l’islamisme radical, Rachida Dati a appelé à "tout revoir". "Ce sont des combats anciens, a souligné l’ancienne ministre de la Justice dans ‘Apolline Matin’ ce lundi sur RMC et RMC Story. On a l’impression qu’on découvre ce qu’il se passe en France. Quand on disait ‘les territoires perdus de la République’, ‘les zones de non-droit’ ou ‘le communautarisme rampant’, les habitants de Roubaix eux-mêmes le dénonçaient. Au cœur de Paris, vous avez des zones de non-droit, des territoires perdus de la République. A Roubaix, il y a plus de 20% de la population qui n’est pas née en France, un taux de chômage inédit, bien supérieur à la moyenne en France, un taux de pauvreté à plus de 40%."

"Il y a un chômage de masse lié à une désindustrialisation et une forte immigration due au regroupement familial, non maitrisé. Ça conduit à quoi ? Ghettoïsation, communautarisme. Et dans ce communautarisme, il y a une minorité qui a dérivé vers l’islamisme radical, a expliqué Rachida Dati. Ce n’est pas un objectif religieux, de foi. C’est un objectif de dislocation. Je suis issue d’une famille de confession musulmane. Ça ne correspond pas du tout à ça. Vous croyez que dans les pays musulmans, il n’y a pas de magasins de jouets ? Il n’y pas de vente de poupées, de maillots de bain deux pièces ? Il faut arrêter. Ce n’est même pas de la radicalité. Ils inventent une idéologie pour disloquer le pays."

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Rachida Dati: "Il faut de la fermeté et la fin de l’impunité"

Face à cette situation, à Roubaix et ailleurs, "il faut tout revoir" selon Rachida Dati. "L’école, le travail, l’autorité, la fermeté. Il faut être sans concession. A l’époque, quand on le dénonçait, et on était beaucoup à le faire, on disait qu’on stigmatisait, que c’était le droit à la différence… C’est comme SOS Racisme au début, il y a eu beaucoup de dégâts. Il y a eu soit de la naïveté, soit du cynisme de certains élus. Et il y a eu beaucoup de cynisme d’élus de gauche. Bien sûr, c’est la faute de ceux d’avant, je le dis. Quand on le dénonçait, il fallait mettre tout ça sous le tapis. Aujourd’hui, ça nous explose à la figure. Il faut de la fermeté et la fin de l’impunité. L’objectif de tout cela, c’est de disloquer notre société. Il n’y a pas de discussion possible." Et selon l’ancienne Garde des Sceaux, "il faut reprendre en main tous ces territoires perdus".