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L'arrêt des soins de Vincent Lambert a commencé

L'arrêt des soins de Vincent Lambert a commencé

L'arrêt des soins de Vincent Lambert a commencé - RMC

L'avocat des parents a annoncé la nouvelle.

C'est devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France.

Le processus d'arrêt des soins de ce patient tétraplégique, en état végétatif depuis un accident de la route en 2008, a débuté lundi matin au CHU de Reims, où l'homme de 42 ans est en soins depuis 10 ans. 

"C'est une honte, un scandale absolu, ils n'ont même pas pu embrasser leur fils", a réagi auprès de l'AFP Me Jean Paillot, avocat des parents, farouchement opposés à l'interruption des traitements, qui a commencé lundi matin à l'hôpital Sébastopol sur décision du médecin Vincent Sanchez.

Validée par le Conseil d'Etat fin avril, l'interruption des soins prévoit, selon une source médicale, l'arrêt des machines à hydrater et alimenter ainsi qu'une sédation "contrôlée, profonde et continue" de cet homme aujourd'hui âgé de 42 ans, ainsi qu'une prise d'analgésiques "par précaution". 

Dans les faits, ce protocole d’arrêt des soins est extrêmement encadré par les lois de bioéthiques et la loi Claeys-Leonetti. Les médecins vont commencer par administrer des sédatifs et des antalgiques pour faire en sorte que le patient ne soit pas conscient et qu’il n’y ait pas de douleur. Ensuite, ils arrêteront les machines qui permettent son hydratation et son alimentation.

Le décès devrait intervenir dans les 2 à 4 jours. Peut-être plus. Tout dépend du taux d’hydratation qui sera conservé pour la sédation. Dans la plupart des cas, le patient décède d’un arrêt cardiaque, le cœur s’arrête. Jusqu’au dernier instant, des soins d’hygiène, de confort et de présence sont prodigués. 

La rédaction de RMC (avec AFP)