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L’assurance maladie le croit mort et lui refuse un remboursement

Le retraité a pu récupérer ses vingt-trois euros auprès de l'assurance maladie, après avoir prouvé qu'il n'était pas mort. (Photo d'illustration)

Le retraité a pu récupérer ses vingt-trois euros auprès de l'assurance maladie, après avoir prouvé qu'il n'était pas mort. (Photo d'illustration) - Fred Dufour - AFP

TEMOIGNAGE RMC – C’est l’étrange mésaventure qui est arrivée à un retraité des Vosges, en juillet dernier. Son appel n’y a rien changé, le pauvre homme a dû retourner voir son médecin pour prouver à la sécurité sociale qu’il était bien en vie.

Quatre jours après avoir consulté son médecin généraliste, en juillet dernier, Jean-Marie Sevrain, ex-transporteur routier de soixante-huit ans à Saint-Etienne-les-Remiremond dans les Vosges, apprend dans un courrier de sa caisse d'assurance maladie que sa consultation ne sera pas remboursée. Motif: il est… décédé depuis juillet 2010.

"Je vous crois, mais au téléphone, on ne vous voit pas!"

Interloqué, le retraité appelle la Sécurité sociale. "C’est une femme qui me réponds. Je lui dis: ‘Je m’appelle, Sevrain Jean-Marie! Vous me dites que je suis décédé, mais c’est moi qui vous appelle! Je ne suis pas décédé, raconte-il au micro de RMC. "Alors elle me dit: ‘je vous crois, mais au téléphone, on ne voit pas! Donc, allez chez votre médecin faire une feuille de maladie, pour préciser que vous êtes encore en vie".

L’organisme à l’origine de l’erreur, la RAM (Réunion des Assureurs Maladie, la sécurité sociale des indépendants) de Lorraine, l’aurait en fait confondu avec son ancien médecin traitant, qui lui n’est bel et bien plus de ce monde depuis quatre ans.

Rarissime

Un dysfonctionnement rarissime, se défend Béatrice Caillebot, porte-parole de l’Assurance maladie: "On est encore en train d’essayer d’identifier la cause de ce dysfonctionnement, puisque c’est la première fois que l’on rencontre ce cas de figure. On s’oriente vers une piste technique: il faut savoir que nos services traitent 36 millions de feuilles de soin chaque année. Nous avons plusieurs niveaux de contrôle avant l’envoie des courriers, mais sur ces 36 millions de feuilles de soin et nos courriers, il peut parfois se produire ce type de dysfonctionnement."

Heureusement, Jean-Marie Sevrain a de l’humour : "Qu’est-ce que vous voulez… on est obligé d’en rigoler!"

C. P. avec Anaïs Sainz