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L'UMP n'appelle pas à faire barrage au FN

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a exclu dimanche d'appeler à voter pour le Front national ou pour le Parti socialiste au second tour des cantonales. "Nous laissons nos électeurs libres de leur choix", a-t-il dit en évoquant les cas où

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a exclu dimanche d'appeler à voter pour le Front national ou pour le Parti socialiste au second tour des cantonales. "Nous laissons nos électeurs libres de leur choix", a-t-il dit en évoquant les cas où - -

Le patron de l'UMP Jean-François Copé n'appellera pas à voter pour le PS, dimanche prochain, dans les cantons où le candidat de la majorité ne sera pas présent.

La consigne de Jean-François Copé, au lendemain du premier tour des élections cantonales, est simple: « Nous laissons nos électeurs libres de leur choix » dans les circonscriptions où le candidat UMP n'est pas parvenu à se qualifier pour le deuxième tour. Bien que refusant toute alliance avec le Front national, « parce que nous n'avons pas les mêmes valeurs », il refuse d'appeler à un front républicain et voter pour le candidat socialiste.
Selon lui, un front républicain « nourrit d'abord un sentiment de connivence entre des adversaires politiques et je suis obligé de dire aussi qu'il n'y a rien de commun entre l'UMP et le Parti socialiste ».

« Réserves de voix extrêmement importantes »

« Partout où nos candidats peuvent le faire, je leur demande de se maintenir, même en troisième position, pour l'emporter car la très faible participation en ce premier tour montre que nous avons des réserves de voix extrêmement importantes », a encore dit le secrétaire général de l'UMP, avant de lancer un appel à la mobilisation générale des électeurs du parti pour le deuxième tour.
Dans la soirée, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, a estimé que Nicolas Sarkozy est « pour beaucoup dans le score » du Front National en France et « abîme la République ». En réaction à la position de Jean-françois Copé concernant le second tour, elle juge qu'il y a « les républicains et puis il y a ceux qui ne le sont pas, le Front national n'est pas républicain ».

REUTERS