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La fin de l'argent liquide n'est peut-être pas une mauvaise chose

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Le nombre de transaction réalisée avec des cartes bancaires sans contact a doublé par rapport à l’an dernier. Pour Thierry Lévêque, journaliste indépendant, et invité de Bourdin Direct, c’est une suite logique des choses.

Seul un paiement sur deux s’effectue encore avec de l’argent liquide au quotidien, et ce chiffre devrait encore chuter de 20% d’ici 2020. Les paiements sans contact ont même doublé en un an, en France. Thierry Lévêque, journaliste indépendant était l’invité de Bourdin Direct, ce jeudi. Il affirme que les jours de l’argent liquide sont comptés.

Pour lui, le nombre important de transactions payées par carte est une tendance logique. "C’est une tendance logique et normale, cela va dans le sens d’autres décisions. Il faut se souvenir qu’en 2015, le seuil pour payer en espèces est passé de 3000 à 1000 euros. Le paiement sans contact se développe, le paiement par carte bleue aussi, on va vers la fin de l’argent en espèces".

"La suppression de l’argent en espèce serait une économie"

Thierry Lévêque estime aussi que la disparation des espèces permettrait à la zone euro de faire de grosses économies. "La fin de l’argent liquide n’est peut-être pas une mauvaise chose. L’argent liquide est un produit industriel et sophistiqué, qu’il faut produire, transporter, de manière très dangereuse et stocker. Cela coûte environ 60 milliards d’euros à la zone euro. Si on y rajoute la création de fausse monnaie, la suppression de l’argent en espèce serait une économie".

Bourdin Direct (avec Tom Masson)