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La France n'a jamais si peu produit de miel depuis 20 ans

Les apiculteurs connaissent des temps difficiles.

Les apiculteurs connaissent des temps difficiles. - AFP

La France n'a jamais si peu produit de miel depuis 20 ans, et ce malgré un regain d'intérêt pour l'apiculture et une demande forte.

C’est un constat qui inquiète énormément. La France n'a jamais si peu produit de miel depuis 20 ans, et ce malgré un regain d'intérêt pour l'apiculture et une demande forte, car les colonies d'abeilles connaissent des taux de mortalité inédits, dont sont en partie responsables insecticides et parasites.

"2015 semble être du même acabit que 2014, qui avait été la pire année", confirme Henri Clément, porte-parole de l'union nationale de l’apiculture française et apiculteur professionnel dans les Cévennes. "Les premiers chiffres sont très disparates mais très inquiétants. Il y a 20 ans, on produisait 33 000 tonnes et on importait 7000, et en 2014, on a produit 10 000 et on a importé 30000 On importe du miel d’Asie, d’Europe Centrale. La législation précise que quand le produit vient de France, il doit y a voir marqué produit de France. Le pays peut être indiqué ou miel issue de la communauté européenne ou miel issues de mélange de là la communauté européenne ou extra communautaire. Ça veut juste dire que cela vient de la planète Terre et pas de Mars. Ce sont souvent des miels à bas prix dont la qualité est très discutable.

"Face aux lobbies..."

"Le problème de l’apiculteur, c’est que les abeilles sont victimes de dégradations de l’environnement à plusieurs niveaux", poursuit-il. "Les pesticides, la monoculture qui est tout à fait contraire aux abeilles et pollinisateurs sauvages. Il faut corriger ces dérives, Il y a des méthodes la rotation des cultures, une volonté politique de remettre d’une diversité de culture. Face aux lobbies de l’agro chimie…".

"J’avais 10 ruches au printemps, j’en ai 0 aujourd’hui", témoigne Christophe, au micro de RMC. "Toutes mes abeilles sont mortes. Je présume que c’est un empoisonnement, et que les pesticides y sont pour quelques choses.

"Il ne faut pas négliger la responsabilité de l’apiculteur", souligne toutefois Vincent au 32 16. Pour pouvoir lutter, il faut que l’apiculteur doit irréprochable dans la façon dont il conduit sa ruche. Cela passe par du traitement, par le renouvellement de la cire, les reines."

Jean-Jacques Bourdin