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"La première année de médecine a été teintée de wokisme" selon le Pr Laurent Lantieri

Dans l’édition spéciale d’"Apolline Matin" sur la santé ce lundi sur RMC et RMC Story, le Professeur Laurent Lantieri, chirurgien à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, a déploré la modification des examens en première année de médecine.

Qu’est-ce que vous pensez de la grande barrière de corail ? Selon le Professeur Laurent Lantieri, chirurgien à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, c’est l’une des questions qui ont été posées à l’oral aux étudiants en première année de médecine. "On a transformé la première année de médecine. Elle a été teintée avec un peu de wokisme, qui n’a pas vraiment d’intérêt", a-t-il regretté ce lundi dans l’édition spéciale d’"Apolline Matin" sur la santé sur RMC et RMC Story.

"Avant, on était sur les formations scientifiques, a souligné le Pr Laurent Lantieri. Il a fallu montrer d’autres choses. Une des questions qui ont été posées à l’oral, dans ma faculté, c’est : qu’est-ce que vous pensez de la grande barrière de corail ? Sur la manière dont les gens répondaient, on disait : vous serez un bon médecin ou un mauvais médecin. Ça me parait un peu ridicule. On pensait que si les gens s’exprimaient bien, ça ferait peut-être de bons médecins. On est un peu loin de la réalité."

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"Pour être médecin, c’est une formation longue, difficile"

Pour le Pr Laurent Lantieri, "un bon médecin, c’est d’abord quelqu’un qui a eu une formation". "Et la formation, elle est longue, difficile. On ne peut pas remplacer par des infirmiers, c’est vrai. Même si très probablement, il faut donner plus de fonctions aux infirmiers, c’est très important. Pour être médecin, c’est une formation longue, difficile, et qui ne compte pas ses heures. Pour avoir une connaissance qui est d’abord sur des bases scientifiques. Et ensuite, l’approche, la présence auprès du patient, pendant des années et des années, pour comprendre ses besoins."

Chirurgien à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, le Pr Laurent Lantieri déplore aussi un changement seulement sémantique sur le nombre d’étudiants admis. "On n’a pas supprimé le numerus clausus, on l’a remplacé par un numerus apertus, explique-t-il. Au lieu que la porte soit fermée, elle est un peu ouverte. Elle était à moitié fermée et maintenant, elle est à moitié ouverte. C’est un peu une hypocrisie."

LP