RMC

Le 'jeu du chat' aux Jeux Olympiques ? Pourquoi pas !

Crée en 2015, le "Chase Tag" combine jeu du chat et parcours d'obstacles. Le 9 juillet dernier, la deuxième compétition officielle de cette discipline se déroulait à Londres. Marc Honoré, membre de la seule équipe française "BlackList", y a participé. Il raconte son sport pour RMC.fr.

Marc Honoré, membre de l'équipe "BlackList"

"J’ai découvert le "Chase tag" l’année dernière lors de la première édition des Championnats du monde. J’ai trouvé ça super original. Ça fait des années que je pratique le parkour, l’art du déplacement, et c’est la première fois que je voyais des gens faire ça. Ça m’a tout de suite intrigué mais sans pour autant que je pense à y participer.

Puis avec mon équipe, "BlackList", on a eu l’occasion de participer à la seconde édition des Championnats du monde donc j’ai foncé. Ça avait l’air vraiment bon enfant et ça l’a été.

"20 secondes pour toucher l'adversaire"

Les règles du "Chase Tag" sont simples : deux joueurs s’affrontent dans un espace clos où se trouvent des obstacles. Le poursuiveur a 20 secondes pour toucher son adversaire. S’il réussit, il reste sur le terrain et devient la cible. S'il échoue, il est éliminé.

Le "Chase Tag" demande de la rapidité, pas mal de ruse et de la vigilance. Quand on s’entraine, on s’occupe, en général, uniquement de nos mouvements. Mais là, avec cette pratique, il faut en plus faire attention aux mouvements de l’autre. C’est tout nouveau et ça transforme complètement les déplacements.

"Les JO ? Quand on voit que le skateboard y sera... Pourquoi pas ?"

Lors de cette seconde édition qui s’est disputée à Londres, nous étions les seuls compétiteurs d’Outre-Manche. L’avenir, je l’imagine avec une compétition de plus en plus internationale mais avec, je l’espère, toujours la même ambiance.

Les JO ? Quand on voit que le skateboard sera aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 alors qu’au début du skate personne pensait que ça serait possible, on se dit : pourquoi pas la même chose pour le "Chase Tag" ? Le problème, c’est que le parkour est encore assez marginalisé."

Propos recueillis par Arthur Blanquet