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Le PS met en doute le bilan gouvernemental du réveillon

Le Parti socialiste a réclamé samedi un rendez-vous au ministre de l'Intérieur afin d'évoquer la "véracité" du bilan du Nouvel An en matière de sécurité. /Photo prise le 1er janvier 2011/REUTERS/Charles Platiau

Le Parti socialiste a réclamé samedi un rendez-vous au ministre de l'Intérieur afin d'évoquer la "véracité" du bilan du Nouvel An en matière de sécurité. /Photo prise le 1er janvier 2011/REUTERS/Charles Platiau - -

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste a réclamé samedi un rendez-vous au ministre de l'Intérieur afin d'évoquer la "véracité" du bilan du Nouvel...

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste a réclamé samedi un rendez-vous au ministre de l'Intérieur afin d'évoquer la "véracité" du bilan du Nouvel An en matière de sécurité.

Brice Hortefeux a fait état d'une nuit globalement calme, sans incident majeur, saluant la mobilisation des forces de l'ordre qui ont procédé à 501 interpellations pendant la nuit.

Le ministre de l'Intérieur a décidé de ne pas donner cette année le bilan des véhicules brûlés, "tradition malsaine" de la nuit de la Saint-Sylvestre.

"Sans surprise, le premier communiqué du ministère de l'Intérieur est minimaliste", écrit le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, chargé des questions de sécurité au PS.

"Il faut maintenant que Brice Hortefeux publie très rapidement un bilan transparent de la nuit (véhicules incendiés, interpellations réalisées, fonctionnaires blessés?) comme il l'a laissé entendre", ajoute le secrétaire national.

Il précise avoir écrit au ministre pour lui demander un entretien "pour obtenir toutes ces informations et évidemment les moyens d'en vérifier la véracité".

Jean-Jacques Urvoas qualifie de "démonstration de force" le déploiement policier à l'occasion du réveillon du Nouvel An.

En Ile-de-France, 29 unités de forces mobiles mobilisées c'est "autant que dans les moments les plus durs des émeutes de 2005", fait-il valoir.

Comme le ministre, le député du Finistère félicite les 53.280 policiers et gendarmes et les pompiers déployés pendant la nuit.

"Cette démonstration de force est pourtant éphémère puisqu'en 2011, le gouvernement va supprimer 2.882 emplois de policiers et de gendarmes allant ainsi à l'encontre de l'intérêt général. C'est de forces permanentes de protection que nos villes ont besoin et non de CRS et de gendarmes mobiles", souligne-t-il.

Laure Bretton

REUTERS