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Le Top de Bourdin & Co

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Ce jeudi, la matinale de Bourdin & Co est revenue sur le cyclone qui menace La Réunion, sur les intempéries en Bretagne et sur le retour du matricule dans la police.

Le cyclone Bejisa aux portes de la Réunion

Le cyclone se rapproche dangereusement des côtes réunionnaises. L’alerte rouge est effective depuis 10h heure locale, 7h heure de Paris. Cela signifie que les habitants ont l’interdiction de sortir de chez eux, sous peine d’amende. Plus de 10 000 foyers sont privés d’électricité. Véronique habite Saint-Denis, à l’extrême nord de l’île. À 7h sur RMC, elle ne cache pas son inquiétude : "On reste terrés chez nous, on nous demande de ne rien laisser dehors. Il y a des risques que tout s’envole, que les toitures s’envolent, que les arbres se déracinent". À 8h30, Jean-Luc Marx, préfet de la Réunion, fait le point sur la situation : « Ça va se dégrader jusqu’à la fin de l’après-midi, moment auquel le cyclone touchera le cœur de l’île. Sa vitesse augmente de façon significative. Le plus dur reste à venir. »

La pluie s'est arrêtée en Bretagne mais le risque de crue persiste

Trois départements sont encore en vigilance orange crue : le Finistère, le Morbihan et l'Ille et Vilaine. D'autant que les coefficients de marée sont élevés. Les sols sont gorgés depuis dix jours, comme à Quimperlé. Gilles, habitant de Quimperlé, ne peut que constater les dégâts à 8h sur RMC : "La maison est envahie, on n'a pas de sacs de sable. On est livrés à nous-mêmes. On attend la décrue".
Et il craint pour l'avenir : "Les coefficients de marée remontent et je pense que demain ce sera encore pire".

Un numéro de matricule apparaît aujourd'hui sur les uniformes de police et de gendarmerie

Le but est d'améliorer les relations entre force de l'ordre et population.
Bocar Niane, membre du collectif "Stop le contrôle au faciès", doute du succès de l'opération à 5h sur RMC. Lui-même a subi un contrôle qu'il juge "dégradant". "Actuellement, lors d'un contrôle, on sait où on se trouve, l'heure, et la brigade sont identifiables". Alors, il est allé voir la police des polices et a demandé : "Est-ce que vous allez me tenir informé des suites ?" et un fonctionnaire lui a répondu : "ça ne se passe pas comme ça. Donc le matricule ne change rien car on n'est pas confronté directement au fonctionnaire".
Mais le sujet a fait débat sur RMC à 7h : Jean-Jacques Urvoas, député, spécialiste des questions de sécurité au PS. Pour lui, le port du matricule va améliorer les relations car "c'est une garantie pour les citoyens. Ce n'est pas normal que l'on ne puisse pas identifier quelqu'un à qui on a des reproches à faire". Nicolas Comte, porte-parole du syndicat SGP FO, est en désaccord à 7h sur RMC : "Les policiers, les équipages sont déjà identifiables. Le matricule ne changera rien". Un matricule qui pourrait être contre productif : "Ce n'est pas en prenant le policier comme bouc-émissaire qu'on réduira le fossé avec la population", déplore-t-il.

Les opinions du jour

Le matricule va-t-il améliorer les liens entre police et population ?

Pacte de responsabilité : bon pour l'économie ?

Temps partiel fixé à 24 heures hebdo minimum : une mesure efficace ?

Les chroniques du jour

Les coulisses de la politique par Véronique Jacquier : NKM "flinguée" par la droite parisienne.

Les coulisses de l'économie, par Jean-Marc Daniel : Du pacte aux actes : le travail à temps partiel.

Le parti pris d'Hervé Gattegno : La meilleure chance de Hollande, c'est son opposition.

La rédaction