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Les Républicains pour remplacer l'UMP: Cela permet de faire table rase du passé

Nicolas Sarkozy lors de son dernier déplacement à Rillieux-la-Pape

Nicolas Sarkozy lors de son dernier déplacement à Rillieux-la-Pape - AFP

Des partis et des dizaines de particuliers, dont plusieurs portant le nom de famille "Républicain", demandent ce vendredi à la justice d'interdire à l'UMP de se rebaptiser Les Républicains, comme le parti de Nicolas Sarkozy prévoit de le faire dans une semaine. Une décision important car si le nom n'est pas encore validé, sur le terrain c'est tout comme, comme a pu le constater RMC.

Un parti politique a-t-il le droit de s'appeler "Les républicains"? Le tribunal de grande instance de Paris examine ce vendredi cette question. Un recours a été déposé par 156 citoyens portant le patronyme "Républicain", des associations et quatre formations politiques. Ils estiment que le terme "Les républicains" désigne tous les Français et qu'un parti politique ne peut pas le préempter, qu'il s'agit de la privatisation d'un terme public et que cela peut être assimilé à de la concurrence déloyale entre partis.

Alors que nouvelle dénomination de l’UMP doit être soumise au vote des militants les 28 et 29 mai et n'est donc pas encore validée, dans les faits, Nicolas Sarkozy n'utilise déjà plus la marque UMP mais bien "Les Républicains" dont il vante les mérites. Exemple à Rillieux-la-Pape ce jeudi, près de Lyon, où dans le discours du président du parti comme sur le tract distribué à l'entrée du meeting, l'UMP n'est plus. Vive Les Républicains donc ! Une situation qui ne déplaît pas à Nathalie, interrogée par RMC: "Cela fait le buzz".

"Le changement c'est maintenant"

Et d'analyser plus en profondeur: "Cela donne une autre image du parti. C'est une manière de faire table rase du passé, de partir sur des idées nouvelles, une dynamique nouvelle. Je trouve que c'est plus dynamique". Et le recours examiné aujourd'hui par la justice n'inquiète pas les militants, à l'image d'Alexandre : "C'est pour la forme. Il y a déjà plus d'une dizaine de partis qui ont eu le nom 'Les Républicains' jusqu'ici donc personne ne nous en tiendra rigueur".

Terminées les initiales UMP pour Union pour un Mouvement Populaire, il fallait changer, notamment pour attirer les jeunes comme Capucine, 17 ans. "Tout le monde ne sait pas ce que ça veut dire. On ne nous a pas appris ce que cela voulait dire", justifie-t-elle tout en essayant désespérément de trouver le sens de l'acronyme. Jean-Wilfried Martin, conseiller municipal UMP, se permet même de reprendre une autre formule pour valider le nouveau nom de son parti :"Reprenons à notre compte 'Le changement c'est maintenant'." Jeudi et vendredi prochain, 210 000 militants seront donc amenés à choisir, avec un vote par internet.

Maxime Ricard avec Gwenaël Windrestin