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Les voitures diesel ont moins la cote auprès des automobilistes

Les ventes de voitures diesel sont en baisse

Les ventes de voitures diesel sont en baisse - FRED TANNEAU / AFP

Selon les chiffres du Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA), en 2012, 73% des véhicules achetés sur le territoire étaient diesel mais ce pourcentage s'est effondré à 64% en 2013. RMC s'est rendue chez un revendeur de voitures multimarques (neuf et occasion) de Seine-Saint-Denis : ses clients sont plus nombreux à se tourner vers les modèles essence.

Effet du prix à la pompe ? Évolution des mentalités sur le diesel ? En tout cas, les Français achètent de moins en moins de voitures diesel. La preuve en trois statistiques livrées par le Comité des Constructeurs Français d'Automobiles (CCFA). En 2012, 73% des véhicules achetés sur le territoire étaient diesel, en 2013, ce chiffre s'est effondré à 64% et on est passé à 59% pour le mois de janvier 2015.

RMC s'est rendue à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) chez un revendeur de voitures multimarques (neuf et occasion). Depuis quelques mois, il constate effectivement que les clients sont de plus en plus nombreux à se tourner vers les modèles essence. C'est le cas de Péguy qui vient de lui acheter une voiture d'occasion. Pour elle, le choix d'une motorisation essence était une évidence tant elle estime que le diesel n'a plus d'avenir.

Une raison économique

"Bientôt pour pouvoir entre et circuler dans Paris il faudra une voiture propre. En effet, à partir de 2020, Anne Hidalgo (la maire de la capitale, ndlr) souhaiterait interdire les diesel donc je me suis dit, comme je compte garder ma voiture un certain temps, autant être tranquille tout de suite et prendre une essence", explique-t-elle dans Bourdin Direct. Et Péguy n'est pas la seule à opter pour l'essence. La preuve en chiffres, avec Thierry, le responsable des ventes.

"Sur le début d'année, on va être entre 50% et 60% de demande en plus pour les voitures essence par rapport aux années précédentes et même par rapport aux deux-trois derniers mois", certifie-t-il sur RMC. Mais, en ces temps de crise, il existe aussi une raison économique à ce changement de tendance. C'est en tout cas l'une des explications données par François Roudier du CCFA. "Après le logement, l'automobile est le deuxième bien le plus cher acheté par les Français donc il s'agit d'une décision extrêmement importante. Or, si on vous empêche de venir au travail en diesel vous imaginez tout de suite la répercussion sur l'économie d'un ménage…"

A noter que si le diesel est pointé du doigt en raison de l'importance des particules fines émises, pour l'instant, il reste majoritaire. En 2014, les véhicules diesel représentaient 62% du parc automobile.

M.Ricard avec Benjamin Smadja