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M. Le Pen en campagne sur l'immigration à Lampedusa

Marine Le Pen s'est rendue lundi sur l'île italienne de Lampedusa, où débarquent des clandestins disant fuir les troubles politiques en Afrique du Nord, pour dénoncer les "flux migratoires de clandestins". /Photo prise le 14 mars 2011/REUTERS/Stefano Rell

Marine Le Pen s'est rendue lundi sur l'île italienne de Lampedusa, où débarquent des clandestins disant fuir les troubles politiques en Afrique du Nord, pour dénoncer les "flux migratoires de clandestins". /Photo prise le 14 mars 2011/REUTERS/Stefano Rell - -

LAMPEDUSA, Italie (Reuters) - Marine Le Pen s'est rendue lundi sur l'île italienne de Lampedusa, où débarquent des clandestins fuyant les troubles...

LAMPEDUSA, Italie (Reuters) - Marine Le Pen s'est rendue lundi sur l'île italienne de Lampedusa, où débarquent des clandestins fuyant les troubles politiques en Afrique du Nord, pour dénoncer les "flux migratoires de clandestins".

La présidente du Front national, déjà portée par les sondages, espère donner un coup de pouce supplémentaire à la campagne de son parti aux élections cantonales, où le FN espère gagner ses premiers cantons.

Des responsables de gauche ont dénoncé une provocation à six jours du premier tour des élections cantonales.

Marine Le Pen est arrivée peu après 13h00 (12h00 GMT) à l'aéroport de Lampedusa, accompagné de plusieurs responsables de son parti.

Elle y a été accueillie par Bernardino De Rubeis, membre de la Ligue du Nord, parti populiste italien, et maire de Lampedusa qui doit faire face à l'arrivée de milliers de clandestins, en particulier tunisiens, depuis la mi-février.

La chef de file du FN avait apporté son soutien à l'élu, qui fait l'objet d'une enquête pour incitation à la haine raciale, "pour avoir adopté un décret interdisant la mendicité et les comportements contraires aux convenances, ainsi que l'utilisation des lieux publics pour y camper".

Marine Le Pen, accueillie en qualité de députée européenne, devait se rendre ensuite au centre de rétention où se trouvent plusieurs milliers d'immigrés clandestins puis tenir un point de presse pour dénoncer "l'incapacité de l'Union européenne à juguler le déferlement migratoire qui frappe l'île de Lampedusa".

Un thème qu'elle développera à nouveau mardi lors d'une conférence de presse à Rome.

Portée par les sondages, dont certains prédisent sa qualification pour le second tour de la présidentielle, la présidente du FN a durci depuis son accession à la tête du FN janvier son credo sur l'immigration.

Samedi à Toulon, Marine Le Pen a dénoncé une "poussée extraordinaire" de l'immigration en France, énonçant comme elle l'avait le mois dernier des chiffres qu'elle dit tenir de "hauts fonctionnaires patriotes."

Ces chiffres censés dénoncer la politique en la matière de Nicolas Sarkozy ont été démentis par le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, comme l'avait déjà fait son prédécesseur Brice Hortefeux.

Pour l'association France terre d'asile, "l'anti-humanisme de Marine Le Pen n'est pas un projet de société."

"A tort, l'immigration inquiète une partie de nos compatriotes qui vivent dans la pauvreté ou avec la peur du déclassement sur fond de chômage, de baisse du pouvoir d'achat, de crise du logement. Le Front national a fait commerce de cette situation en désignant des boucs émissaires commodes", déclare l'association dans un communiqué.

Reuters TV et Gérard Bon, édité par Patrick Vignal

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