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Macron annonce un "revenu d'engagement" pour les jeunes sans emploi ou formation: qui est concerné?

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Il s'agit d'une solution préférée par l'exécutif à l'extension du RSA aux moins de 25 ans.

Emmanuel Macron a annoncé lundi un "revenu d'engagement" pour les jeunes sans emploi ou sans formation, particulièrement touchés par la crise sanitaire, suivant une "logique de devoirs et de droits".

"Pour amplifier cette dynamique (de l'apprentissage), je présenterai à la rentrée le revenu d'engagement pour les jeunes, qui concernera les jeunes sans emploi ou formation et sera fondé sur une logique de devoirs et de droits", a déclaré le président de la République dans une allocution télévisée.

Pour aider les jeunes sans emploi, dont la précarité s'est aggravée avec la crise du Covid-19, le gouvernement avait ouvert en début d'année le chantier de la "Garantie jeunes universelle".

Ce qu'il faut savoir

Ce "revenu d'engagement" s'inscrit dans la continuité de ce chantier et devrait permettre de généraliser la rémunération des parcours vers l'emploi des jeunes âgés de 16 à 25 ans les plus en difficulté, une solution préférée par l'exécutif à l'extension du RSA aux moins de 25 ans. 

Créée sous le quinquennat Hollande, la Garantie jeunes est un dispositif d'insertion qui assure actuellement aux jeunes de 16 à 25 ans qui ne sont "ni en emploi, ni en études ni en formation" (baptisés +NEET+) une allocation mensuelle (d'un montant maximal de 497 euros). En contrepartie, les bénéficiaires s'engagent à suivre un parcours d'insertion intensif et collectif en mission locale.

Fin novembre 2020, dans le plan "un jeune, une solution", le gouvernement avait déjà annoncé le doublement de son nombre de bénéficiaires en 2021, à 200.000, en assouplissant les critères d'éligibilité.

"Meilleure prise en charge des aînés"

"Accompagnement de notre jeunesse, meilleure prise en charge des aînés, c'est un nouveau pacte français entre les générations qu'il nous faut bâtir pour notre nation", a poursuivi Emmanuel Macron.

"Quant à nos aînés et nos concitoyens en situation de handicap trop souvent confrontés à une solitude sans solution, nous leur devons une grande ambition humaniste pour l'autonomie, un accompagnement renforcé pour le maintien à domicile, des maisons de retraite modernisées", a ajouté le chef de l'Etat, esquissant une réforme de la prise en charge de la perte d'autonomie.

Promis mi-2018 et depuis plusieurs fois repoussé, le projet de loi qui vise à réformer l'aide aux personnes âgées, en établissement comme à domicile, est très attendu par des professionnels durement éprouvés par la crise du Covid.