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Manuel Valls répond à Michel Sapin sur RMC: "On ne touchera pas à l'article 2" de la loi Travail

Invité de RMC ce jeudi matin, le Premier ministre a redit sa "détermination" sur le maintien de la loi Travail et à répondu à son ministre des Finances en assurant que l'article 2 "ne sera pas modifié".

Le ministre des Finances Michel Sapin a jugé, sur LCP, jeudi qu'il fallait "peut-être" toucher à l'article 2 du projet de loi travail "sur certains points", portant sur l'articulation entre accords de branche et accords d'entreprise, tout en écartant toute "remise en cause des principes" essentiels du projet de réforme. "Il faut regarder tout cela dans le détail", et "en finesse", a ajouté le ministre. Invité de RMC, le Premier ministre Manuel Valls lui a fermement répondu: "On ne touchera pas à l'article 2". Et de préciser: "On peut toujours améliorer, toucher tel ou tel aspect mais la philosophie de l'article 2, la négociation dans l'entreprise, on n'y touchera pas".

Plus tôt sur RMC et BFMTV, le Premier ministre avait toutefois admis que "des améliorations et des modifications" étaient "possibles" mais "pas de retrait". Sur RMC, il a rappelé avoir "discuté pendant plusieurs semaines avec tous les syndicats. Ils ont tous donné leur accord aux modifications, au compromis que nous avons bâti ensemble. Seule la CGT maintient sa position de vouloir retirer le texte, de mise ne cause de l'article 2. Ce sont donc deux conceptions du dialogue social qui se sont affrontées. Et mon rôle était aussi d'écouter ceux qui veulent la réforme car il faut avancer.

"Il faut que le texte soit maintenu"

Alors que Jean-Jacques Bourdin cherche à savoir quelles modifications sont possibles, Manuel Valls lui répond en assurant "être volontairement vague" car il "n'en sait rien". Et de s'expliquer: "Tout simplement parce que le texte vient d'être adopté à l'Assemblée nationale et est déjà le fruit du compromis avec les syndicats réformistes et les parlementaires. Il va falloir réécrire le texte quand il va revenir du Sénat, ce qui ne se fera qu'à la fin du mois de juin". Le Premier ministre insiste alors: "Je suis toujours ouvert quand il faut améliorer tel ou tel aspect mais, en revanche, sur les grandes lignes du texte et notamment sur l'article 2, il n'est pas question d'y toucher. Il faut que le texte soit maintenu, il ne faut pas céder à la volonté de faire plier le gouvernement en bloquant l'économie."