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Mariage homo: Sarkozy n’a pas convaincu les militants de Sens commun

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Saint-Etienne, 13 novembre 2014.

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Saint-Etienne, 13 novembre 2014. - Jeff Pachoud - AFP

REPORTAGE RMC - Invité samedi à un débat par Sens commun, une association née au sein de l'UMP dans le sillage de la Manif pour tous, l'ancien président a employé pour la première fois le terme d'"abrogation", après avoir été chahuté par l'assistance pour avoir dans un premier temps défendu une "réécriture" de la loi. Mais rien y a fait: Mariton reste le chouchou de ces militants.

Pour la première fois, l'ancien Président de la République a utilisé le terme d'abrogation pour le texte qui autorise le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe. Il s'exprimait samedi à Paris devant un parterre de 3.000 militants UMP qui appartiennent à l'association Le Sens commun, qui elle-même émane de la Manif pour Tous.

Jusqu'à présent, Nicolas Sarkozy avait simplement parlé de réécriture du texte sur le mariage pour tous. Les militants n’attendaient qu’une seule chose: qu’il clarifie sa position sur la loi Taubira.

Le chouchou reste Mariton

Après quelques esquives pour changer de sujet, l’ancien président a finalement dû répondre aux militants.

"La loi Taubira devra être réécrite de fond en comble" a déclaré sous les bravos des militants le candidat à la présidence de l’UMP.

Mais rien n’y fait. Le chouchou des militants reste… Hervé Mariton. Plus direct dans son discours, c’est cela qui plait.

"Il faut abroger la loi Taubira", s’exclame le député de la Drôme sous la clameur de la foule.

Mariton doit présider l'UMP

Mariton comme président de l’UMP, cela coule de source pour Pierre-Marie, militant de sens commun.

"Bien sûr que cela reste Mariton ! Parce que les hommes qui s’engagent, ils s’engagent dès le début. C’est un homme qui a eu du courage dès le début", déclare le jeune militant au micro de RMC.

Et ce qui a déçu chez Nicolas Sarkozy, c’est surtout son hésitation. "Il a dû sûrement se mouiller davantage qu’il ne le souhaitait au départ. On l’a bien senti, explique Edouard à RMC. Ce qui nous marque chez Mariton, c’est le fait qu’il le fasse de manière désintéressée, qu’il s’attache à des convictions profondes sans avoir d’ambitions personnelles."

Hervé Mariton part donc comme grand favori chez les militants de Sens commun. "On veut un patron. Et un vrai patron", ajoute ce militant. Un patron qui fait de l’abrogation de la loi Taubira sa priorité.

C. P. avec Romain Poisot