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Marine Le Pen refuse de désavouer son père sur la Norvège

La présidente du Front national, Marine Le Pen, refuse de désavouer les propos controversés de son père sur la tuerie d'Oslo. Jean-Marie Le Pen avait dénoncé la "naïveté" du gouvernement norvégien, coupable à ses yeux de ne pas prendre la mesure des dange

La présidente du Front national, Marine Le Pen, refuse de désavouer les propos controversés de son père sur la tuerie d'Oslo. Jean-Marie Le Pen avait dénoncé la "naïveté" du gouvernement norvégien, coupable à ses yeux de ne pas prendre la mesure des dange - -

PARIS (Reuters) - La présidente du Front national, Marine Le Pen, a refusé vendredi de désavouer les propos controversés de son père sur la tuerie...

PARIS (Reuters) - La présidente du Front national, Marine Le Pen, a refusé vendredi de désavouer les propos controversés de son père sur la tuerie d'Oslo.

"Si j'avais été en désaccord ou si ses propos m'avaient paru choquants, je l'aurais dit mais là, vraiment, je crois qu'on est dans une polémique totalement artificielle", a déclaré Marine Le Pen sur Europe 1.

La dirigeante du Front national n'avait fait jusqu'ici aucune allusion directe aux propos tenus une semaine plus tôt par Jean-Marie Le Pen, qui avait dénoncé la "naïveté" du gouvernement norvégien, coupable à ses yeux de ne pas prendre la mesure des dangers de l'immigration et du terrorisme.

Le fondateur et ancien président du FN avait provoqué un tollé en qualifiant cette naïveté de "plus grave" que "l'accident d'un individu qui, sous l'effet d'une folie, fût-elle passagère, se met à massacrer ses concitoyens".

Marine Le Pen, qui tente de donner à sa formation une image plus présentable en se démarquant des excès verbaux de son père, lui a témoigné dans cette affaire une certaine solidarité.

"C'est une polémique artificielle, ça a laissé les gens complètement froids", a-t-elle dit sur Europe 1. "Il s'est posé la question, et c'est une vraie question, sur les choix de société."

L'attentat à la bombe qui a dévasté le quartier des ministères de la capitale norvégienne et la tuerie sur l'île voisine d'Utoya ont fait au total 77 morts.

Leur auteur présumé, Anders Behring Breivik, est considéré comme proche des milieux chrétiens d'extrême droite.

Patrick Vignal, édité par Jean-Baptiste Vey

REUTERS