RMC

Marseille: nouvelle marche pour dénoncer le mal-logement

Plus d’un an après les effondrements de deux immeubles rue d'Aubagne, dans le centre-ville de Marseille, qui avait fait huit morts, la crise du logement se poursuit. Un à cinq immeubles sont évacués chaque semaine dans la cité phocéenne.

Le 5 janvier, dernier, la famille Pellegrin a frôlé la catastrophe. Un morceau de leur plancher s’est effondré chez leur voisine du dessous. Amina la mère de cette famille de sept personnes raconte la suite: "L'ingénieur nous a dit que nous avions eu beaucoup de chance que l'immeuble ne se soit pas écroulé chez la voisine. Il nous a donné 10 minutes pour rassembler les choses les plus importantes et sortir. Nous sommes allées à l'hôtel. L'essentiel est que l'on soit vivants".

"Il va falloir prendre en charge la question du mal-logement"

A l’approche des élections municipales, les organisateurs de la manifestation veulent mettre la question du logement au centre de l’agenda politique. Elen Le Chêne, membre du collectif du 5 novembre, rappelle que cette question est essentielle:

"Tout le centre-ville est concerné, les quartiers nord… On veut que cette question-là soit à l'agenda, que les candidats aient conscience qu'on continuera d'aller dans la rue pour se battre sur cette question et qu'il va enfin falloir prendre en charge la question du mal-logement à Marseille".

Une manifestation a lieu ce samedi après-midi avec un arrêt rue d’Aubagne, pour rendre un hommage aux huit victimes de l’effondrement du 5 novembre 2018.

Margaïd Quioc