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Michel-Edouard Leclerc répond sèchement à Thierry Marx: "A 500 euros le menu, on n'a pas les mêmes clients"

Face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC\/BFMTV ce vendredi, Michel-Edouard Leclerc a sèchement répondu au coup de gueule du chef étoilé Thierry Marx sur le prix de la baguette.

Visé par le chef étoilé Thierry Marx quelques minutes plus tôt dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC, Michel-Edouard Leclerc a contre-attaqué face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. "Arrêtez avec le low cost", lui avait demandé Thierry Marx. 

"A 500 euros le menu, on n’a pas les mêmes clients, a lancé le patron du groupe Leclerc. C’est un peu douteux. S’il veut créer un concept de nourriture pas trop chère, on pourrait commercialiser sa marque dans nos magasins, avec plaisir."

"Pour le moment, il ne travaille pas pour la même cour, a ajouté Michel-Edouard Leclerc. Il reçoit beaucoup de journalistes, d’hommes politiques, de touristes étrangers… Les menus sont très chers, c’est très bon chez lui. Il écrit des livres, il parle beaucoup du judo et des arts martiaux. Moi, j’adore ce mec. Mais il faudrait qu’il vienne dans nos magasins, à Sarcelles, en zone rurale... Il s’apercevra qu’au prix de ses menus, il ne nourrira pas grand-monde."

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Michel-Edouard Leclerc: "Si je me présentais aux élections, c’est pour ces gens-là"

"Moi, mon boulot, ce n’est pas de m’occuper de lui ou de ses clients, mais des 18 millions de clients des centres Leclerc, a aussi expliqué Michel-Edouard Leclerc. Tous les gens qui nous donnent des conseils oublient que 18 millions de Français viennent faire leurs courses chez Leclerc. C’est ça, ma responsabilité. Ils ont un revenu médian de l’ordre de 1.850 à 2.000 euros. Dans ces 18 millions de clients à qui il faut fournir de la nourriture saine et pas trop chère, il y a aussi, et à Intermarché, Aldi ou Lidl également, ces 8 à 9 millions de Français que le Secours populaire qualifie de revenus indécents ou insuffisants. Ces gens-là ont besoin de prix bas et d’aide. Nous sommes là pour ça. C’est ma seule préoccupation. Si je me présentais aux élections, c’est pour ces gens-là. J’ai un parti pris, sans jeu de mots, c’est celui des gens qui ont besoin d’acheter moins cher."

LP