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Migrants: il veut dénoncer les communes qui vont en accueillir, un maire lui répond

Passeports syriens.

Passeports syriens. - Joseph Eid - AFP

Gilles Pennelle, tête de liste du Front national aux élections régionales en Bretagne, a annoncé qu'il allait dénoncer les communes bretonnes qui vont accueillir des réfugiés. Il était ce jeudi sur RMC face au maire Divers gauche de Carhaix, Christian Troadec, qui accueille deux familles syriennes.

L'un, Gilles Pennelle, tête de liste du Front national aux élections régionales en Bretagne, a annoncé qu'il allait dénoncer les communes bretonnes qui accueilleront des migrants. L'autre, Christian Troadec, est maire (divers gauche) de Carhaix, commune où réside depuis deux ans deux familles syriennes qui ont fui la guerre". Ils ont débattu entre eux ce jeudi sur RMC de la délicate question de l'accueil des réfugiés.

Gilles Pennelle:

"Nous estimons que c'est néfaste, dans la situation économique et sociale de nos compatriotes, d'accueillir des réfugiés dans les communes bretonnes. Nous sommes contre l'accueil de ces migrants parce que nous estimons que les logements et les aides sociales doivent être réservés aux Français. Certains maires, comme monsieur Troadec revendique accueillir depuis longtemps des immigrés en nombre dans leur commune, mais certains élus Les Républicains, comme Quimper, Ploërmel, ont moins de courage. Il faut que les Bretons connaissent la vérité".

Christian Troadec:

"Les propos de Gilles Pennelle sont des propos de haine et de rejet de l'autre. Nous sommes fiers d'accueillir des familles syriennes qui fuient la guerre. Ce ne sont pas des migrants en nombre, mais des réfugiés de guerre et non pas de réfugiés économiques. M. Pennelle fait volontairement l'amalgame pour faire peur et dresser les gens les uns contre les autres. A Carhaix nous avons accueillis deux malheureuses familles qui ont fui la guerre. Savez-vous combien il y a d'immigrés en Bretagne ? A peine 90.000, moins de 1% de la population, et ce sont essentiellement des Anglais qui ne fuient pas la guerre mais la pluie de leur pays".

Philippe Gril avec Jean-Jacques Bourdin