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Mulhouse: une dizaine de casernes de gendarmerie sous protection après la mort d'un jeune

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Samedi soir, au lendemain du décès du jeune homme, la compagnie de Mulhouse avait été la cible de tirs de mortier d'artifice et de jets de pierre.

Tension dans le Haut-Rhin. Les onze casernes qui dépendent de la compagnie de gendarmerie de Mulhouse sont placées depuis dimanche sous protection renforcée après la mort vendredi d'un jeune qui avait essayé d'éviter un contrôle statique de gendarmes.

Samedi soir, au lendemain du décès du jeune homme, la compagnie de Mulhouse avait été la cible de tirs de mortier d'artifice et de jets de pierre par une dizaine de personnes, visages dissimulés, selon la police. Les tirs visaient le bâtiment administratif et ceux abritant les logements des militaires et de leurs familles.

Seule caserne du groupement visée par ces violences, la compagnie de Mulhouse a été placée sous la protection renforcée de la gendarmerie et de la police. Par sécurité, les dix autres, situées dans la région mulhousienne, ont également été placées sous surveillance, cette fois de la gendarmerie. Le dispositif de surveillance mis en place n'a pas été détaillé.

Cette série de violences trouve son origine dans un accident vendredi après-midi, à Lutterbach, près de Mulhouse: un jeune de 18 ans, qui circulait en moto, avait refusé de se soumettre aux injonctions des gendarmes de s'arrêter et a percuté un poteau, selon une source proche de l'enquête. Malgré les premiers gestes de secours prodigués par les militaires et l'arrivée des pompiers et du Smur, le jeune n'a pu être ranimé, a précisé la même source.

Ces violences contre la gendarmerie avaient été précédées vendredi soir et samedi soir par d'autres incidents à Pfastatt, dans la banlieue de Mulhouse, et dans un quartier mulhousien. Les forces de l'ordre étaient intervenues pour disperser un groupe d'une trentaine de jeunes cagoulés et armés pour certains de barres de fer. Un jeune de 17 ans a été interpellé et présenté lundi martin à un juge pour enfants et placé sous contrôle judiciaire. Des engins explosifs avaient également été saisis. 

La rédaction de RMC (avec AFP)