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Noyades: baignade sous très haute surveillance à Clichy Plage (Hauts-de-Seine)

REPORTAGE - Près de quatre personnes en moyenne sont mortes noyées chaque jour en France depuis le 1er juin, soit 199 décès, selon les résultats préliminaires d'une enquête de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publiée mercredi. Face à ce chiffre en hausse, à Clichy Plage (Hauts-de-Seine), des mesures de sécurité drastiques sont prises pour éviter le moindre incident.

Depuis le 1er juin, 199 personnes sont mortes noyées en France, selon les résultats préliminaires d'une enquête de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publiée mercredi. Soit une moyenne de quatre décès par jour. Un chiffre en augmentation en raison de la vague de chaleur. En effet, au cours de la même période en 2012, 172 décès par noyade avaient été enregistrés, soit une moyenne de 3 par jour. Pour éviter tout incident, à Clichy Plage (Hauts-de-Seine), où des centaines d'enfants viennent chaque jour, la baignade est sous très haute surveillance.

"On a une sécurité maximale"

Des mesures de sécurité drastiques peuvent parfois être prises. Par exemple, debout au bord de la piscine, Agolin, 6 ans, regarde avec envie son frère nager car le maître-nageur lui a interdit de se baigner. "Quand j'étais dedans, il ne voulait pas que je rentre car je ne fais pas la taille (sic)", se désole-t-il au micro de RMC.

Le règlement est très strict: pas d'enfant en dessous d'1,20 mètre et de 8 ans dans le bassin. Halim Rébibane est maître-nageur à Clichy depuis dix ans et il n'a presque jamais eu de problème. "On a une équipe de trois manageurs qui tourne à longueur de journée sur un seul bassin. On a donc une sécurité maximale. Il faut vraiment que le bassin ne soit pas surveillé pour avoir un accident", assure-t-il.

"Ce n'est pas au maître-nageur de surveiller les enfants"

"Moi dans toute ma carrière, je n'ai eu que deux accidents graves. C'était à cause de malaise", ajoute-t-il. Pourtant, quand il fait très beau, il peut y avoir des dizaines d'enfants dans le bassin. Difficile donc d'avoir l'œil sur tout le monde. Alors Assia, une maman habituée des lieux, veille.

"Je vais jusque devant la piscine pour voir si les enfants sont encore là. On regarde s'ils ne font pas trop de bêtises… J'y vais toutes les 15-20 minutes, explique-t-elle. Ce n'est pas au maître-nageur de les surveiller mais avant tout aux parents concernés".

Mais le meilleur moyen d'éviter les accidents reste d'apprendre aux enfants à nager le plus tôt possible. Or, selon le Syndicat National des Maîtres-Nageurs Sauveteurs, un enfant sur deux entre au collège sans savoir nager.

Louise Régent avec Maxime Ricard