RMC

Nucléaire iranien : "Nous prendrons toutes les mesures pour défendre notre survie"

Adrien Zvi Tal, vice-ambassadeur d’Israël en France, a fait part de son inquiétude, ce mercredi sur RMC, après la signature de l'accord nucléaire entre l'Iran et la communauté internationale.

Si la communauté internationale se réjouit de l’accord nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances finalisé à Vienne, Israël a fait part mardi de son inquiétude. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu a qualifié cet accord "d'erreur historique". Invité ce mercredi de Bourdin Direct sur RMC, Adrien Zvi Tal, vice-ambassadeur d’Israël en France, a fait part de son scepticisme. "Il n’y a pas de démantèlement des infrastructures, ça permettra à l’Iran le moment venu de devenir une puissance nucléaire", a-t-il d'abord estimé. "Il y a certes des garde-fous et des vérifications (dans cet accord)", a-t-il reconnu, "mais si on a besoin de ces mécanismes c’est parce qu’on a découvert au fil des années que l'Iran avait construit des sites à l’insu de la communauté internationale et développait un programme de nucléaire militaire. C’est pourquoi nous sommes inquiets".

"Israël est constamment prise pour cible par l'Iran"

"L’accord est signé, certes, mais comme l’a dit le président Hollande, il faut rester vigilant, parce que cette levée des sanctions donnera une manne financière à l’Iran, qui devra prouver qu’elle ne va pas insuffler cette manne dans le soutien au terrorisme", a poursuivi Adrien Zvi Tal. "Nous (Israël) sommes tout le temps en ligne de mire, pris pour cible constamment par l’Iran", a-t-il rappelé.

Interrogé sur le rôle que peut jouer l'Iran dans la lutte contre Daesh au Moyen-Orient, le vice-ambassadeur d’Israël en France a répondu : "Choisir entre Daesh et l’Iran, pour nous c’est comme choisir entre la peste et le choléra. Ce sont deux ennemis farouches qui veulent nous détruire". Israël et l'Iran sont-ils condamnés à ne pas s’entendre ? "Nous faisons la distinction entre le peuple iranien, avec lequel nous avons beaucoup d’affinités et avec ce régime d’ayatollahs et de mollahs, qui continue à vouloir détruire le 'petit satan', comme on nous appelle là-bas". Adrien Zvi Tal, prévient d'ailleurs : "Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour défendre notre survie et nos intérêts dans la région", sans toutefois préciser sa pensée.

Philippe Gril avec Adrien Borne