RMC

"Objectif Terre": l'air du métro de Paris 30 fois plus pollué que dans la rue

Chaque matin, un sujet pertinent concernant l'environnement planétaire et les bonnes résolutions à prendre pour sa protection.

Si, aujourd’hui, il n’y a quasiment pas de métro à Paris, demain, il sera possible de le prendre toute la nuit. Une bonne nouvelle pour les noctambules, mais pas forcément pour leurs poumons.

On respire mal dans le métro, très mal. La pollution y est jusqu’à 30 fois plus élevée que dans la rue. Et notamment la pollution aux particules très fines, donc celles qui s’infiltrent plus profondément dans l’appareil respiratoire. 

Cela s’explique notamment parce que les arrivées d’air du métro sont au niveau des routes et des pots d’échappements. Mais aussi par l’usure des matériaux pendant le freinage des trains.

D’ailleurs, selon les stations, il y a de grosses inégalités: on respire mieux à Nation qu’à Chatelet par exemple. La RATP a donc commencé à cartographier le métro pour identifier les points chauds et les traiter. Sauf que pour l’instant rien n’existe vraiment.

Mais plusieurs innovations sont en test: des plaques installées au plafond pour capter les particules par ionisation ou encore un traitement de l’air qui va cette fois emprisonner les particules dans l’eau. On devrait avoir les résultats de ces tests à l’automne...

Il n’y a pas qu’à Paris qu’on respire mal dans le métro 

Lyon, Lille, Toulouse, Marseille... C’est le cas aussi dans les autres grandes villes du monde. Partout où il y a ces réseaux souterrains, l’air est plus pollué qu’en surface.

Le métro de Londres est particulièrement touché, notamment parce que le réseau est très profond et mal ventilé. Evidemment, ce n’est pas rassurant pour les voyageurs mais c’est surtout inquiétant pour les salariés qui passent leur journée dans le métro.

A Stockholm, les employés qui travaillent sur les quais développent plus de maladies cardiovasculaires que les guichetiers ou les conducteurs de trains. On voit tout de même que certains aménagements limitent la pollution: les stations qui ont une barrière en verre entre le train le quai ont des taux de pollutions plus faibles.

On sait aussi que la climatisation joue un rôle de filtre dans les trains, d’où l’importance de ne pas ouvrir les fenêtres quand on est sous terre!