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"On se croit fort mais la vie nous apprend que non", confie un des otages du Super U de Trèbes

Trois semaines après les attentats, le supermarché de Trèbes va rouvrir ses portes, ce jeudi matin à 10h. Christian, 64 ans, était dans le Super U au moment de l'attaque.

Le Super U de Trèbes, où trois personnes ont été tuées par le jihadiste Radouane Lakdim le 23 mars, va rouvrir ses portes jeudi. Certains employés, encore choqués par la prise d'otages, pourraient ne pas reprendre leur poste dans l'immédiat.

Certaines victimes restent également toujours sous le choc, comme Chrisitan, 64 ans, qui était présent lors de l'attaque. S'il est soulagé que le Super U rouvre enfin, la blessure reste à vif: "Il me tarde que ça ouvre pour y aller. Il faut guérir le mal par le mal et essayer de faire un court-circuit à tout ça parce que ça me perturbe quand même". 

"Je revois souvent cette allée, avec cet individu qui m'a dit 'Viens ici, viens ici'"

Ce matin-là, Christian a immédiatement emmené sa femme et sa belle-soeur à l'abri, avec d'autres personnes à proximité. Il était ensuite allé se cacher dans les rayons, avait téléphoné à la gendarmerie, et avait réussi à semer Radouane Lakdim par une sortie de secours.

"Je revois souvent cette allée, avec cet individu qui m'a dit 'Viens ici, viens ici'. Le but pour lui, ce n'était pas de m'arrêter, je pense. On se croit fort mais la vie nous apprend que non. Surtout le soir, la nuit, ça revient".
La rédaction de RMC