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Oscars 2021: "Nomadland" triomphe et trois statuettes dorées pour la France

La cérémonie des Oscars s'est déroulée cette nuit à Los Angeles. Voici ce qu'il faut en retenir...

Cocorico! Il y avait comme un parfum de France lors de la cérémonie des Oscars, cette nuit. La cérémonie la plus suivie d'Hollywood se tenait exceptionnellement cette année dans une gare historique du centre de Los Angeles accueillant les stars en lice, qui pour beaucoup ont foulé un tapis rouge pour la première fois depuis le début de la pandémie.

Florian Zeller quant à lui a brandi sa statuette dorée à Paris, où les Oscars avaient prévu un site dédié et une liaison satellite avec Los Angeles.

Un autre Français, Nicolas Becker, a été reconnu par l'Académie avec l'Oscar du meilleur son sur "Sound of Metal", qui dépeint un batteur de heavy metal perdant l'audition.

La France a reçu un troisième Oscar avec un prix pour le documentaire court "Colette", consacrée à Colette Marin-Catherine, une femme de 90 ans qui fut membre de la Résistance sous l'Occupation nazie.

La deuxième femme à obtenir trois Oscars

Ainsi, "Nomadland" a confirmé dimanche son statut de grand favori des Oscars en remportant la récompense suprême du meilleur long-métrage tandis que sa réalisatrice Chloé Zhao est devenue la première cinéaste non blanche à remporter le prix du meilleur réalisateur. Avant Chloé Zhao, seule une autre femme avait reçu ce prix convoité, Kathryn Bigelow en 2010 pour "Démineurs".

Frances McDormand, l'une des rares comédiennes professionnelles de cet hybride de road movie, de drame social et de documentaire sur des Américains âgés vivant sur les routes après avoir tout perdu lors de la crise financière, rafle quant à elle l'Oscar de la meilleure actrice. Son rôle de veuve désargentée et désabusée vivotant dans un vieux camping-car lui permet de devenir la deuxième femme à obtenir trois Oscars dans cette catégorie, derrière la championne toute catégorie, Katharine Hepburn, qui en détient quatre. 

Chez les hommes, le Britannique Anthony Hopkins a créé la surprise en raflant la statuette du meilleur acteur pour son rôle de vieillard sombrant dans la démence dans "The Father", film de l'auteur français Florian Zeller récompensé par l'Oscar du meilleur scénario adapté. 

C'est là que le Danois Thomas Vinterberg, réalisateur de "Drunk", a reçu l'Oscar du meilleur film étranger pour sa comédie douce-amère mettant en scène quatre amis menant une expérience de soûlographie quasi-scientifique. Une victoire dédiée à sa fille Ida, morte dans un accident de voiture quatre jours après le début du tournage et qui devait jouer dans son film. 

Pas de carton d'invitation pour tout le monde

Même des magnats d'Hollywood, comme Bob Iger, le tout-puissant patron de Disney, numéro un mondial du divertissement, n'ont pas reçu de carton d'invitation pour l'événement. Il n'a donc pas pu assister en chair et en os à la victoire de "Soul", fable onirique des studios Pixar (filiale de Disney) sur le sens de la vie sorti au beau milieu d'une pandémie meurtrière, dans la catégorie du meilleur film d'animation. 

Après des années de controverse sur la composition de l'Acadamie des Oscars, jugée trop blanche et trop masculine pour représenter l'ensemble de la société, deux acteurs de couleur ont été récompensés: le Britannique Daniel Kaluuya, 32 ans, pour "Judas and the Black Messiah", et la septuagénaire sud-coréenne Youn Yuh-jung pour "Minari".