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Panthéon: "Ces hommes nous ont sauvés pour créer un monde meilleur"

Etudiants et membres de la famille ont rendu un premier hommage, mardi, à l'Université de la Sorbonne, à Pierre Brossolette, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Jean Zay. Une veillée publique a ensuite été organisée.

Ce mercredi quatre héros de la Résistance entrent au Panthéon. Mais dès hier une cérémonie en l'honneur de Pierre Brossolette, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Jean Zay s'est déroulée dans la cour d'honneur, devant la chapelle de l'université de la Sorbonne, où leurs cercueils ont été déposés par la Garde républicaine pour un hommage public du monde scolaire et universitaire.

"Donner un exemple à la nouvelle génération"

Des moments très forts, de recueillement et d'émotion notamment pour Liliane, 90 ans, qui tient fermement sa canne et se souvient: "On ne peut pas oublier ces moments terribles de bombardements, de crainte… Ce sont des choses imprimées quand on les a vécues. L'honneur à ces résistants, ces personnes qui ont donné leur vie, c'est très émouvant".

Emue, elle l'est d'autant plus qu'elle connaissait bien Geneviève De Gaulle-Anthonioz. En effet, les deux femmes se croisaient tous les dimanches, à l'heure de la messe. "C'était une femme extraordinairement simple. Comme je l'ai connue de plus près, je suis un peu avec elle", racopnte-t-elle. Derrière Liliane, Marie-Noël écoute, silencieuse, les chants du souvenir qui résonnent dans la cour. Pour cette fille de résistant, impossible de ne pas assister à ces cérémonies: "Je trouve que c'est un hommage que l'on rend à ces deux femmes et ces deux hommes qui ont su dire non au nazisme, au gouvernement de Vichy. Il faut que la mémoire se transmette pour donner exemple à la nouvelle génération".

"Un événement historique"

Des jeunes venus en nombre pour cette panthéonisation. Si certains découvrent à peine le parcours de ces quatre résistants, tous sont très fiers d'être présents. "C'est un honneur"; "C'est un peu comme des héros"; "Ces hommes nous ont sauvés pour créer un monde meilleur"; "C'est un événement historique, ça nous permet de ne pas oublier notre Histoire, notre passé", témoignent-ils à tour de rôle.

Pour Samuel, 17 ans, c'est un véritable honneur d'avoir assisté aux cérémonies: "C'est un devoir de mémoire, cela permet de se rappeler que si des gens ont donné leur vie pour la libération de la France, c'est à nous de continuer le combat et rester libre. Combattre le racisme et les valeurs de la France, celles qui sont écrites dans notre devise 'Liberté, Egalité, Fraternité'. Cela permet de transmettre ces valeurs que l'on se doit de défendre aujourd'hui".

Maxime Ricard avec Marie Monier