RMC

Pascal Cherki (PS): "Oui, nous allons droit vers le désastre"

Pascal Cherki, frondeur socialiste, a fait part de sa déception après le Congrès PS de Poitiers ce week-end. Il estime, comme Arnaud Montebourg, que le parti va droit à la catastrophe s'il ne change pas sa politique économique.

Marchons nous "droit vers le désastre", comme l'écrit Arnaud Montebourg dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche ? C'est la question qu'a posé ce lundi Jean-Jacques Bourdin au député PS de Paris, Pascal Cherki. En tout cas, le PS, oui, estime le frondeur socialiste : "Ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui nous ne sommes pas au second tour de la présidentielle (de 2017), c'est un fait certain", a-t-il réagi. "Plus de la moitié de nos électeurs pensent que nous ne sommes pas assez à gauche, a-t-il ajouté. Maintenant il reste deux ans et si un certain nombre de conditions sont remplies on peut redresser la barre".

"Cambadélis qui rame, Aubry qui boude et Valls qui plane"

Pascal Cherki estime que "le Congrès du PS (à Poitiers) a été une occasion ratée". Il le qualifie même de "show médiatique inintéressant, avec un Cambadélis qui rame, une Aubry qui boude et un Valls qui plane".

Le député de Paris a une nouvelle fois exhorté le gouvernement à prendre des mesures "pour relancer la croissance". "Est-ce qu'on remet de l'argent dans l'hôpital public, aux collectivités locales pour éviter l'explosion dans les quartiers ? Est-ce qu'on revalorise le salaire des fonctionnaires ? Combien on reprend du Pacte de responsabilité pour le redistribuer autrement pour soutenir la croissance ?". "On avait besoin de réfléchir à tous ces sujets lors du Congrès", a regretté Pascal Cherki.

"Valls est fan du Barça, et alors ?"

Enfin, l'ancien adjoint au maire de Paris chargé des Sports a réagi à la polémique sur l'aller-retour du premier ministre à Berlin, samedi soir, pour assister à la finale de la Ligue des Champions de football. "La France organise l'Euro 2016, Paris est candidate aux JO de 2024. On sait que la diplomatie sportive passe par des échanges informels. On l'a accroché parce qu'il est fan du Barça, et alors, où est le problème?", s'est agacé Pascal Cherki.

Philippe Gril avec Jean-Jacques Bourdin