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Cassé complet, sa plus grosse connerie: Bernard Tapie se confie dans un livre testament

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Dans "Leçons de vie, de mort et d'amour", l'ancien homme d'affaires se confie comme jamais.

La politique, les affaires, les amours, mais aussi les revers judiciaires et le cancer contre lequel il se bat encore: Bernard Tapie raconte ses mille vies dans un livre de Franz-Olivier Giesbert qui paraitra le 10 juin aux Presses de la Cité.

Le magazine Paris-Match publie ce jeudi les premiers extraits. Et la une de l'hebdomadaire est d'ailleurs saisissante. Le titre: "Tapie, Le testament". Et la photo, où l'on voit Bernard Tapie dehors. Debout, un léger sourire, la silhouette amaigrie, accompagné de son chien.

Le magazine donne d'abord des nouvelles de Bernard Tapie: il se dit "cassé complet, il passe 8h par jour au lit". Et l'hebdomadaire publie dans les pages suivantes les extraits du livre qui sortira donc la semaine prochaine.

Dans ce livre en forme de testament, titré "Bernard Tapie. Leçons de vie, de mort et d'amour", l'ancien homme d'affaires revient notamment sur la "plus grosse" des "conneries" de toute sa carrière, selon ces extraits publiés par l'hebdomadaire: avoir vendu le groupe Adidas dans les années 1990 pour devenir ministre. La politique, qui va le conduire "à la mort", ce sont ses mots.

L'ancien homme d'affaires s'est livré aussi sur son rapport à Dieu, son statut de quasi "ennemi public numéro un", après sa chute et la dépossession de ses biens, la privation de ses droits civiques, et les larmes qu'il verse quand il reçoit les messages de soutien des supporters de l'OM, ou quand il repense à la mort de ses chiens.

Il se confie également sur sa lutte contre un cancer qu'il pensait avoir terrassé et jusqu'à son agression par des "racailles", début avril. "Ils étaient prêts à nous tuer. Ce sont les derniers clous de ma croix".

Des confidences qui ont été recueillies par Franz-Olivier Giesbert avant un nouveau revers judiciaire potentiel: mercredi, cinq ans de prison avec sursis ont été requis contre l'ancien ministre dans l'affaire de l'arbitrage de 2008 qui lui avait octroyé 403 millions d'euros dans son litige avec le Crédit Lyonnais.

Benjamin Smadja avec AFP