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L'acteur Gérald Thomassin a disparu: une enquête pour "enlèvement" ouverte

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Agé de 45 ans et récompensé par un César pour son rôle dans "Le Petit Criminel" en 1991, l'acteur avait été mis en examen pour le "meurtre aggravé" d'une postière dans l'Ain en 2013.

Le parquet de La Rochelle a ouvert une enquête pour "enlèvement" après la disparition fin août de l'ex-espoir du cinéma français Gérald Thomassin, à la veille d'une convocation judiciaire à Lyon dans l'affaire du meurtre d'une postière en 2008 où il est mis en examen, a indiqué le procureur de la République de La Rochelle Laurent Zuchowicz.

L'ancien acteur de 45 ans, récompensé par un César dans la catégorie "espoirs" en 1991 pour son rôle dans "Le Petit Criminel" de Jacques Doillon, était tombé dans la marginalité. 

Il avait été mis en examen en 2013 pour le "meurtre aggravé" de cette postière dans l'Ain, Catherine Burgod, à l'époque âgée de 41 ans, et pour "vol avec arme". Deux autres suspects avaient ensuite été mis en examen, l'un pour les mêmes qualifications et un autre pour "complicité". 

Le procureur de La Rochelle a expliqué qu'une enquête pour enlèvement offrait "un cadre procédural plus adapté, dans le prolongement d'une enquête pour disparition inquiétante, en tenant compte d'un contexte particulier". En effet, le 29 août, il ne s'était pas rendu à une convocation pour une confrontation dans le bureau du juge d'instruction en charge de ce dossier repris à Lyon en 2016. Sa trace s'était perdue la veille, "après un contrôle SNCF dans un train" parti de Rochefort (Charente-Maritime) à destination de Nantes.

Le 19 décembre 2008, dans l'agence postale communale de Montréal-la-Cluse, dans l'Ain, cette femme avait été retrouvée dans une mare de sang, dans une pièce attenante au guichet. Mère de deux enfants, enceinte de cinq mois et demi, elle avait été frappée de 28 coups de couteau, arme qui n'a jamais été retrouvée. Son agresseur avait pris la fuite en emportant un butin. 

En 2009, l'ancien comédien avait été interpellé une première fois avant d'être relâché, faute de preuves. Mais des aveux téléphoniques à son frère - dans lesquels il confessait "Je vais aller dire que c'est moi qui l'ai tuée" - avaient ensuite précipité une nouvelle interpellation. Il a toujours clamé son innonence. 

La rédaction de RMC (avec AFP)