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"Opposer les vieilles pierres aux hommes, c'est ridicule": le coup de gueule de Stéphane Bern contre les polémiques liées aux dons

Très attaché à la culture et au patrimoine français, le chargé de la mission et du loto du patrimoine s'en est pris aux polémiques liées aux promesses de dons pour reconstruire Notre-Dame de Paris.

Les dons pleuvent pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris après l'incendie qui a ravagé la cathédrale lundi soir. Le milliard de promesses de dons pourrait être dépassé ce mercredi. Mais ces promesses n'enchantent pas tout le monde.

Certains se sont offusqués des annonces de patrons de grand groupes industriels, y voyant une manière de bénéficier de réduction d'impôts, d'autres estimant que l'argent public promis notamment par la mairie de Paris aurait pu être utilisé pour les sans-abris par exemple.

Des polémiques qui ont fait sortir Stéphane Bern de ses gonds mercredi matin sur le plateau de RMC. Le présentateur de télévision, chargé de la mission et du loto du patrimoine, a défendu les emplois dépendants du patrimoine architectural français:

"Est-ce que les gens vont comprendre que la pierre nourri les hommes. Vous vous rendez compte que c’est tous ces métiers qui disparaîtraient. Ces tailleurs de pierre, ces couvreurs ces charpentiers, on va les mettre au chômage ?", a-t-il martelé face à Jean-Jacques Bourdin.

"500.000 emplois directement impactés par le patrimoine"

"Opposer les vieilles pierres aux hommes c’est ridicule dans la mesure où elles nourrissent les hommes. Cela donne de l’emploi ! Est-ce-que vous savez qu’il y a 500.000 emplois qui sont directement impactés par le patrimoine. C’est des métiers, c’est des gens qui peuvent vivre grâce à ça et ce sont des métiers qui n’existent", a-t-il ajouté très remonté.

Après l'incendie, plusieurs grand patrons français ont annoncé leur intention de faire d'importants dons pour participer à la reconstruction.

C'est François Pinault qui a donné le coup d'envoi dans la course aux donations, promettant 100 millions d'euros pour Notre-Dame de Paris, avant de voir Bernard Arnault relancer de 200 millions d'euros.

Bourdin Direct (avec Guillaume Dussourt)