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Qui est Albert Dupontel?

Il vient de sortir son nouveau film, "Adieu les cons".

Il est sorti mercredi et c’est déjà un succès, meilleur démarrage de film depuis le déconfinement. Le nouveau film d'Albert Dupontel, "Adieu les cons", cartonne dans les salles.

C’est l’histoire d’une femme qui est condamné, elle a 40 ans, elle est malade et avant de mourir, elle veut retrouver l’enfant qu’elle a du abandonner à sa naissance. Dans cette quête elle se retrouve avec un homme de 50 ans, viré de son boulot qui cherche à se suicider sans jamais y parvenir. Evidemment, ce personnage est incarné par Dupontel lui-même, comme dans tous ses films.

Alors Albert Dupontel, c’est qui? C’est le réalisateur d’"Au revoir la haut" et de "Neuf mois ferme" qui ont été de vrais succès populaire. C’est un amoureux de Charlie Chaplin, et ça se voit dans ses films, qui sont toujours des drames burlesques, un peu de poésie et beaucoup de délire, il adore les personnages de braqueurs aux abois, de clochard complètement à l’ouest, ces héros sont toujours des handicapés de la vie blessés par la société.

Récompensé de trois Césars

Il a 56 ans et il n’a jamais voté, certainement un peu anarchiste, il aime bien les flics, il aime bien les voyous aussi, il n’aime pas beaucoup les journalistes. A ce propos, je vous recommande de regarder sur internet l’interview d’Albert Dupontel par Laurent Bignolas en 2009, c’est un moment magique de la télé en direct, où le présentateur avoue qu’il n’a pas vu le film de Dupontel, donc celui-ci répond en un seul mot bougon à chaque question avant de finir par quitter le direct en reprochant au journaliste de ne pas mériter son salaire.

Il a reçu trois Césars et il n’est venu en chercher aucun. Irrévérencieux donc. Bourreau de travail, un vrai sportif aussi, il réalise toutes ses cascades lui-même, et y en a beaucoup dans ses films, comme Belmondo qu’il admire beaucoup.

Il vit à la campagne loin de l’agitation parisienne. Il raconte que la société le désespère, qu’elle opprime les enfants avec des tablettes et des téléphones, qu’on consomme trop, qu’on ne se cultive plus, qu’il est de plus en plus difficile d’aimer, et à propos de son film "Adieu les cons", il dit "L’important n’est pas qu’on soit con mais pourquoi on l’est devenu et comment on peut cesser de l’être".

Bérengère Bocquillon