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Un tigre abattu en plein Paris: "Ce pauvre félin a été exploité toute sa vie"

Un tigre de 200 kg évadé d'un cirque du sud-ouest de Paris a été abattu par son propriétaire, placé en garde à vue. La fondation Brigitte Bardot demande la fin de l'exploitation des animaux sauvages dans les cirques.

Un tigre, taché de sang, tué sèchement en plein Paris : cette photo a fait le tour du Web. Le félin de 200 kg s'était échappé d'un cirque vendredi 24 novembre en fin d'après-midi, dans le sud-ouest de la capitale où sa présence a semé la panique. Il a finalement été abattu par son propriétaire, qui a été placé en garde à vue.

Le tramway suspendu pendant 30 minutes

Les pompiers avaient été appelés peu avant 18 heures par des particuliers ayant aperçu le félin errer dans le XVe arrondissement, près des locaux du groupe France Télévisions. Alors que l'information s'est vite répandue sur les réseaux sociaux, la RATP avait décidé, par mesure de sécurité, de suspendre le trafic sur une ligne du tramway pendant environ une demi-heure. Il n'a repris qu'après l'autorisation de la police.

Le cirque Bormann Moreno, duquel s'est évadé l'animal, venait de s'installer dans le XVe arrondissement et prévoyait d'ouvrir ses portes au public le 3 décembre.

"Le propriétaire était sous le choc. Lorsque nous sommes arrivés, le tigre de 200 kg était déjà mort", a indiqué un porte-parole des pompiers, le capitaine Valérian Fuet. L'animal a été abattu "dans une allée, un renfoncement, il n'était pas en pleine rue, il n'y avait pas de passants", a-t-il ajouté.

"Le problème n'est pas d'avoir abattu ce pauvre tigre mais de l'avoir exploité"

Le dénouement dramatique des faits a fait réagir la fondation Brigitte Bardot, qui demande la fin de l'exploitation des animaux sauvages dans les cirques. Christophe Marie en est le porte-parole.

"Ce qu'on dénonce fermement, c'est ce qui a amené ce félin à se retrouver dans Paris, où ce n'est évidemment pas sa place. Donc il faut remettre en cause cette exploitation des animaux sauvages dans les cirques, parce qu'on les place dans des situations qui ne sont pas tolérables ni naturelles. Le problème n'est pas tant d'avoir abattu ce pauvre tigre mais de l'avoir exploité toute sa vie pour en plus en finir là, abattu dans les rues de Paris."

Le corps de l'animal devra être repris par le cirque ou transporté dans une clinique pour qu'une autopsie soit pratiquée. Une enquête a été ouverte au commissariat du XVe. 

Romain Cluzel (avec P. C.)