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Pétition pour interdire Nuit Debout: "les policiers ont autre chose à faire", estime Ciotti

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Le député LR Eric Ciotti a lancé vendredi soir une pétition "pour l'interdiction du mouvement Nuit Debout". Une pétition accueillie avec indifférence par les participants au mouvement qui dure depuis maintenant un mois.

Eric Ciotti n'aime pas Nuit Debout. Le député LR et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a mis en ligne vendredi soir sur son site Internet une pétition "pour l'interdiction du mouvement Nuit Debout et le rétablissement de l'ordre public" sur tout le territoire.

"Ce mouvement est en train de dégénérer de se transformer en expression pure et simple d'une violence gratuite", explique-t-il au micro de RMC. "Ces prises de parole et ces rassemblements sont l'alibi pour déclencher des scènes de violence extrêmement graves qui mobilisent beaucoup de policier. Nous sommes en état d'urgence les policiers ont autre chose à faire. La République est prise en otage et il faut que le gouvernement réagisse", s'indigne-t-il encore.

"C'est une belle preuve de démocratie"

La pétition a recueilli un peu plus de 10.000 signatures. Du côté de Nuit Debout, cette initiative laisse indifférent. A l'image de Pierre, 25 ans, qui fait de l'aide juridique tous les soirs à Nuit Debout place de la République. "On est bien contents que M.Ciotti s'implique dans le débat, ironise-t-il. D'une part, j'aimerais dire qu'il y a eu des vagues de violence à déplorer mais c'est toujours hors mouvement donc non relié à Nuit Debout".

Et selon lui, Nuit Debout est au contraire l'expression de la démocratie: "En accueillant toutes les femmes et hommes qui veulent dialoguer –nous avons plus de 80 commissions, c'est une belle preuve de démocratie. C'est complètement compatible avec la République, avec le mémorial".

Et la pétition ne fait pas peur: "On a choisi de jouer l'indifférence par rapport à cela et de continuer notre travail. Si la pétition aboutit à une décision concrète au niveau des pouvoirs publics on avisera et on prendra les décisions qui s'imposent à nous".

P.B. avec Anaïs Bouitcha