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Plan hôpital: 800 euros net de prime annuelle pour 40.000 infirmiers et aides-soignants d'Ile-de-France

Le Premier ministre, Edouard Philippe, à Paris, le 20 novembre 2019.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, à Paris, le 20 novembre 2019. - BFMTV

Après 8 mois de grève, le gouvernement a dévoilé son "plan d'urgence" pour l'hôpital public.

Pris de court par un mouvement social inédit de l'hôpital public, le gouvernement doit dévoiler mercredi matin "un plan d'urgence" censé "renforcer" et "accélérer" une stratégie annoncée il y a plus d'un an.

Parti de la capitale, le mouvement s'est étendu à toute la France avec 268 établissements touchés en fin de semaine dernière. Ce conflit qui ne concernait à l'origine que des soignants a coagulé tous les mécontentements de l'hôpital et fédéré l'ensemble des syndicats. Même les médecins ont fini par s'y joindre en septembre au sein d'un autre collectif Inter-Hôpitaux, qui appelle à une nouvelle manifestation le 30 novembre, dix jours avant une grève illimitée des internes.

Les revendications restent les mêmes: hausse des salaires et des effectifs et arrêt des fermetures de lits. Ce mardi, Agnès Buzyn, aux côtés d'Edouard Philippe, ont ainsi tenté de répondre à ces attentes de façon très pratique:

Une prime annuelle de 800 euros net sera attribuée de manière "pérenne" à quelque 40.000 infirmiers et aides-soignants vivant à Paris et sa proche banlieue et gagnant moins de 1900 euros par mois.

"Nous devons reconnaître la situation spécifique de Paris et de la petite couronne", a souligné la ministre de la Santé, évoquant des "sujétions", comme le logement ou la garde des enfants, qui "pèsent de manière déraisonnable dans le pouvoir d'achat de certains soignants".

De façon globale, le budget des hôpitaux va bénéficier d'un coup de pouce d'1,5 milliard d'euros sur trois ans, dont 300 millions dès 2020, a annoncé Edouard Philippe.

"Cet argent vient en plus de la trajectoire budgétaire prévue par le gouvernement" et "l'augmentation sera votée dès la semaine prochaine dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale" (PLFSS), a précisé le Premier ministre. Par ailleurs, M. Philippe a ajouté que "l'intégralité" des 400 millions d'euros de crédits gelés en début d'année serait "débloquée dans les prochaines jours".