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Adolescentes menacées, clubs arnaqués... 36e condamnation pour le "harceleur de majorettes"

Le "harceleur de majorettes" a encore sévi. Après être passé devant de nombreux tribunaux partout en France, Olivier Pietri a été une nouvelle fois condamné, mercredi après-midi, pour faux et usage de faux pour avoir tenté de créer une association de majorettes. Sa 36e condamnation par la justice.

Son casier judiciaire est long comme le bras. Olivier Pietri a 49 ans. Son obsession et sa fascination pour les majorettes est maladive et tourne à l'oppression et à l'arnaque. En effet, il ne se contente pas d’applaudir les défilés de jeunes filles en tenue brillante qui lancent leur bâton mais multiplie les condamnations depuis des années, explique La Voix du Nord, qui le surnomme le "harceleur de majorettes".

Un club arnaqué, des adolescentes menacées

En Seine-et-Marne, par exemple, il a arnaqué un club dont il a détourné le chéquier. Ailleurs, il a plusieurs fois menacé des adolescentes, y compris d’enlèvement, sans parler des photos troublantes et inquiétantes découvertes dans son téléphone portable (majorettes ligotées, photos cadrées sur les cuisses des jeunes filles).

Plusieurs fois incarcéré, il a interdiction d’entrer en contact avec des mineurs. Pourtant, en avril à Béthune, alors qu’il était encore sous bracelet électronique, il a tenté de monter un club de majorettes. Il avait même acheté des tenues et distribué des tracts à la sortie des écoles pour une association constituée de personnes fictives.

Une méthode éculée

À chaque fois, Olivier Pietri change de ville et d’identité pour ne pas être démasqué. Bordeaux, Melun, Besançon, Agen, Douai, Arras, Lille, Béthune... toutes ces villes ont connu son passage.

"Dès qu’on cherche mon nom, on retombe toujours sur des articles", a-t-il déclaré au tribunal.

En effet, ses agissements sont largement dénoncés sur internet. Au tribunal, le juge s'est dit impressionné par la nature diverse et la quantité d'infractions à son casier: contrefaçon, menaces, conduite sans permis, vol, évasion, soustraction d’enfant, messages malveillants... Le tribunal vient, ce mecredi, encore, de lui infliger dix mois de prison ferme pour faux et usage de faux et a été placé en détention. Sa 36e condamnation par la justice.

Guillaume Biet avec MM