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Affaire Daval: à Gray, "Même les maîtresses en parlent pendant la récré" raconte un enfant

Trois mois après le drame, et quelques semaines après les aveux de Jonathann Daval, qui a reconnu fin janvier avoir étranglé son épouse, la petite ville de Haute-Saône peine à passer à autre chose.

Cette habitante de Gray sort de la boulangerie. Sous le bras, ses baguettes de pain, et un exemplaire de l’Est Républicain. "Je viens d'acheter le journal, parce que j'ai vu en titre l'affaire Alexia..." confie-t-elle. 

Près d’un mois après les aveux de Jonathann Daval, qui affirme avoir tuer son épouse lors d'une dispute, on continue de parler de l’affaire dans les commerces, à la maison, même les enfants ne sont pas épargnés. "Les maîtresses en parlent aussi, mais à la récré" souffle alors une petite voix au micro de RMC. 

"Des gens sont mal vus parce qu'ils le connaissaient"

Mais c’est bien la rue, l’endroit privilégié pour évoquer l’affaire. Thierry, agent chargés de la propreté, est aux premières loges:

"Entre les rumeurs, ce qui se dit, le vrai, le faux: chacun veut savoir, quoi. Il y a des pour et des contre. Tant qu'on ne sait pas le fin mot de l'histoire, il peut toujours y avoir des pro-Jonathann et d'autres du côté d'Alexia".

Des questions, des soupçons, des regards. Une ambiance qui est devenue bien lourde pour certains:

"Les gens qui ont eu une amitié avec lui, qui sont aujourd'hui mal vus parce qu'ils le connaissaient. Ce n'est pas agréable. C'est pesant. On est une petite ville, il faut qu'on sache".
Marie Régnier & X.A