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Affaire Penelope Fillon: "on le soutient et on a confiance en lui"

Ce jeudi, devant un petit millier de personnes rassemblées au Parc des Expositions de Charleville-Mézières (Ardennes), François Fillon a consacré les premières minutes de son discours au "Penelopegate" qui secoue la droite depuis dix jours et fragilise sa candidature. Même si, du côté des militants, on continue à faire bloc derrière le candidat Les Républicains.

Le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon est reparti en campagne jeudi dans les Ardennes, tentant d'ignorer les questions sur l'affaire d'emplois présumés fictifs de son épouse qui plombe sa campagne depuis dix jours. Devant un millier de militants, il a assuré qu'il "comprenait" que les accusations d'emplois fictifs visant son épouse sèment le "trouble" mais il a affirmé que ces attaques étaient destinées à "casser la droite" et à lui "voler son vote". Mais "la colère froide" évoquée par l'ancien Premier ministre se ressentait aussi dans la salle, au sein des militants.

"Pour le moment, il n'est pas mis en examen. Il faut donc attendre. Tant qu'il n'y a rien de définitif, il faut continuer à le soutenir", estime cet homme. Un autre d'assurer: "Il faudra se plier à la discipline pour autant qu'il s'agisse d'une discipline". Certains militants, cependant, veulent continuer à croire que François Fillon tiendra jusqu'au bout: "Une primaire a été organisée, un candidat a été élu, il ne peut donc pas y avoir de plan B. Il faut faire bloc derrière lui". Et un autre militant d'ajouter: "Dans le contexte actuel, c'était important d'être là. Il fallait montrer que l'on était toujours derrière lui. On le soutient et on a confiance en lui".

M.R avec Elisa Bertholomey