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Affaire Ricard: l'évêque de Nice avait saisi la justice dès octobre

Le cardinal Jean-Piere Ricard en 2013

Le cardinal Jean-Piere Ricard en 2013 - ANDREAS SOLARO / AFP

Le parquet de Marseille a indiqué ce mardi dans un communiqué que l'évêque de Nice avait saisi la justice sur le cas du cardinal Ricard dès le 24 octobre. Jean-Pierre Ricard aurait reconnu auprès de l'évêque de Nice avoir "embrassé" une jeune fille dans les années 80.

L'évêque de Nice avait saisi la justice dès le 24 octobre sur le cas du cardinal Ricard, qui a reconnu lundi avoir eu un comportement "répréhensible" envers une adolescente dans les années 80, a annoncé mardi le parquet de Marseille dans un communiqué.

Le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour "agression sexuelle aggravée afin de vérifier dans un premier temps la nature exacte des faits dénoncés ainsi que leur datation et faire entendre l'ensemble des personnes ayant reçu des confidences ainsi que la personne qui en aurait été victime", a précisé la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens, dans un communiqué.

Jean-Pierre Ricard, ex-évêque de Bordeaux, à la retraite depuis 2019 dans un presbytère des Alpes-de-Haute-Provence, a provoqué un nouveau séisme dans l'Eglise avec ses déclarations, rapportées lundi par la Conférence des évêques de France (CEF).

"Il y a 35 ans, alors que j'étais curé, je me suis conduit de façon répréhensible avec une jeune fille de 14 ans. Mon comportement a nécessairement causé chez cette personne des conséquences graves et durables", a écrit le cardinal, aujourd'hui âgé de 78 ans, sans donner plus de détail sur les faits dont il s'incrimine alors qu'il était en poste à Marseille.

"Embrassé" une jeune fille

Selon le parquet, le cardinal Jean-Pierre Ricard aurait expliqué auprès de l'évêque de Nice avoir "embrassé" cette jeune fille. L'évêque de Nice avait été saisi en février par les parents de la victime, au moment où le cardinal Ricard était désigné "pour diligenter une enquête sur des foyers d'accueil", selon le parquet.

"A la suite de ce courrier, monseigneur Ricard aurait reconnu auprès de l'évêque de Nice avoir 'embrassé' il y a plus de 40 ans la fille de ce couple, dont il aurait célébré plus tard le mariage religieux", détaille le parquet dans son communiqué.

La procureure de Marseille a précisé que si l'évêque de Nice n'a saisi la justice qu'en octobre, alors que le courrier initial datait de février, c'est parce qu'il aurait appris "plus tardivement" la minorité de la jeune fille.

La rédaction avec AFP