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Attaque des Champs-Elysées: "on pense au Bataclan, on se dit que c'est notre tour"

RMC a recueilli le témoignage de clients de restaurants et de cafés présents jeudi soir sur les Champs-Elysées au moment où un homme a ouvert le feu sur un car de policier. Ils racontent la panique qui s'est emparée de l'avenue.

Ils étaient attablés au restaurant ou dans un des cafés des Champs-Elysées, et ils ont été pris de panique quand le tireur a ouvert le feu sur les policiers, jeudi soir vers 21 heures. Au restaurant avec des amis, Vanessa a entendu plusieurs détonations. "On mangeait tranquillement, et puis on a entendu des rafales. Quelqu'un a dit: 'ça tire, ça tire'. Et là, tout le monde s'est mis par terre, les uns sur les autres. Les gens criaient", raconte-t-elle, encore choquée.

Jacques aussi passait la soirée dans un des restaurants de l'avenue. "On était installé au restaurant et on a entendu une déflagration, un bruit assez fort. Les gens se sont tous retournés et on a vu des gens courir dans la rue. L'inquiétude est montée, jusqu'à ce quelqu'un nous dise: 'attention, ça tire'. Et là, un mouvement de panique général s'est emparé des clients. Tout le monde s'est mis à terre, a rampé, s'est caché dans les cuisines".

"Les gens arrivent sur vous, hagards, et vous piétinent"

Alexandre, lui, se trouvait à quelques mètres de l'attaque. Les tirs, il les a tout de suite identifiés. "Ça a été très rapide, ça n'a duré que 35 secondes ou 40 secondes. J'ai vu l'assaillant, mais il était déjà au sol. Il venait d'être abattu par les policiers".

Plus loin, Vincent et ses amis ont eux aussi entendu les coups de feu. La panique s'est alors immédiatement emparée du restaurant où ils dinaient. "Il y a une multitude de gens qui arrivent alors sur nous, qui nous piétinent, qui sont hagards et ne savent pas où ils vont", raconte-t-il.

Forcément, le souvenir des précédents attentats en France remonte à leur esprit. "On pense au Bataclan, on se dit que c'est notre tour". Comme toutes les personnes présentes dans les cafés et restaurants des Champs-Elysées, Vincent est resté confiné 4 heures avant de pouvoir rentrer chez lui.

P. G. avec A. Bouïtcha et B. Smadja