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Attentat raté de Notre-Dame: 25 et 30 ans de prison requis pour les deux principales accusées

Pas de réclusion criminelle à perpétuité pour les deux principales accusées du procès de l'attentat raté aux bonbonnes de gaz à Notre-Dame. Inès Madani et Ornella Gilligmann étaient jugées pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et tentative d'assassinat en bande organisée.

Pour le ministère public les accusées "sont devenues le visage du jihadisme au féminin, le bras armé" de Daech. Elles ont contribué, par une détermination sans faille à terroriser notre société".

Leur seule obsession: "assassiner et être tuée"

La magistrate s’est dit "consternée" par le discours des accusées pendant trois semaines: "un mélange d'éléments de vérité, de mensonges conscients, d'erreurs d'appréciations" desquelles naissent de "nombreuses incohérences". Aucune réaction des jeunes femmes, tellement cachées qu'elles sont invisibles dans le box.

Pour l'avocate générale pas de doute: elles avaient leur "libre arbitre" au moment des faits. Leur seule obsession: "assassiner et être tuée". Pas de réclusion criminelle à perpétuité demandée pour qu'il y ait un "sens" à la sanction. Mais une obligation: la "vigilance" car "la récidive en matière terroriste, c'est de commettre un attentat", a conclu la magistrate.

Une première pour la Cour d'Assises

Seul Rachid Kassim, djihadiste présumé mort et donc absent de ce procès s'est vu demandé la prison à perpétuité, avec une période de sureté de 22 ans. Contre Ines Madani a été demandé 30 ans de réclusion assortie d'une période de sureté des deux tiers. Contre Ornella Gilligman, 25 ans de réclusion assortie d'une période de sureté des deux tiers.

Pendant près de 4 heures, les avocats généraux ont motivé leurs demandes, contre ces accusées, en majorité des femmes jugée pour terrorisme. Une première à la Cour d'Assises Spéciales depuis les attentats qui ont frappé la France.

Gwladys Laffitte (avec Caroline Petit)