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Cergy: enquête ouverte après la diffusion d'une vidéo montrant un homme proférant des insultes racistes

Un homme a été filmé proférant des insultes racistes à Cergy (Val-d'Oise) dimanche soir devant un restaurant. Une enquête a été ouverte et ce lundi une quinzaine de personnes se sont présentées devant le restaurant pour demander des comptes.

Une enquête judiciaire a été ouverte après la diffusion d'une vidéo d'un homme proférant des insultes racistes à l'encontre d'une femme à Cergy dans le Val-d'Oise dimanche.

"Suite aux menaces et injures proférées hier soir à Cergy, repris sur un certain nombre de réseaux sociaux, nous ouvrons une enquête judiciaire d'initiative pour identifier l'auteur et établir les faits", a assuré la Police nationale du Val-d'Oise sur Twitter.

Représailles

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on voit un homme dans la rue s'adresser à une voisine qui le filme et proférer de nombreuses insultes racistes:

"Espèce de sale noire, personne te touche même avec un bâton. Pendant 800 ans on vous a vendu comme du bétail. Je suis Algérien, nous, les Algériens ont vous a vendu comme du maïs", ajoute-t-il.

Selon la femme qui filme, l'homme qui l'invective s'en serait pris juste avant à un livreur qu'il aurait traité d'"esclave". Dans la vidéo, le suspect assure travailler au restaurant juste en bas. Sur Facebook, l'établissement a démenti assurant vouloir également porter plainte mais d'autres internautes ont confirmé que l'homme impliqué travaillerait bien dans le restaurant.

Lundi, plusieurs vidéos partagées sur les réseaux sociaux montraient une dizaine de personnes devant le restaurant où travaillerait l'homme filmé en train de proférer des insultes pour lui demander des comptes. La police était présente sur place alors que la situation se tendait.

"Face à cette nouvelle agression choquante, violente et raciste d’un livreur de repas à domicile, j’ai demandé que l’on étudie la possibilité d’un article 40 pour signaler les faits au Procureur de la République. Le racisme n’est pas une opinion", avait assuré lundi matin Marlène Schiappa sur Twitter.
G.D.